À Claude II Belin, le 4 novembre 1631

Note [20]

Chaque année, au début du mois de novembre, le doyen en exercice de la Faculté de médecine de Paris (qui venait d’être élu ou reconduit pour un an) écrivait à la main dans les Comment. F.M.P. la liste complète des docteurs régents, rangés dans leur ordre décroissant d’ancienneté, réglé par leurs année et lieu de licence (v. note [8], lettre 3).

Ce catalogue – équivalent de ce que la langue familière appelle aujourd’hui plaisamment un « cocotier » – était imprimé tous les ans, après l’élection ou la reconduction du doyen. Le zèle inlassable de Mme Solenne Coutagne, conservatrice à la BIU-Santé, et de M. Jean-François Vincent, qui y dirige le service d’histoire de la santé et qui coordonne notre édition, m’ont transmis les références de trois de ces très rares documents, avec leurs liens sur la Bibliothèque numérique Medica :

Statuta F.M.P., art. xliv :

Singulis annis in prima Quodlibetaria, ante Quodlibeta, singulorum Doctorum Regentium Nomina, et Agnomina a Bidello publice recitentur, et in Collegii Medici Commentariis scribantur.

[Que chaque année, lors de la première quodlibétaire, {a} avant qu’elle n’ait été disputée, l’appariteur récite publiquement les noms et prénoms de chacun des docteurs régents, et qu’ils soient inscrits dans les Commentaires du Collège de médecine]. {b}


  1. Suivant l’agenda parfaitement réglé de la Faculté, la première thèse quodlibétaire (v. note [1], lettre 1) était disputée (quodlibeta) au mois novembre de chaque année universitaire paire, après l’élection du doyen (le samedi suivant la Toussaint, v. note [16], lettre 247). En principe, aucune thèse quodlibétaire ne l’était entre le mois de novembre d’une année impaire et celui d’une année paire, période qui était principalement consacrée aux examens du baccalauréat (avant-dernière semaine du carême) et de la licence (en juin), aux thèses cardinales (au printemps) et aux actes du doctorat (surtout de novembre à février, mais plus tardivement parfois).

  2. La consultation des Comment. F.M.P. montre que cette liste était aussi généralement dressée au mois de novembre de chaque année impaire (renouvellement du doyen, sans soutenance de quodlibétaire dans les jours suivants).

La sentence du procès des pharmaciens a été imprimée sous le titre d’Arrêt de la Cour de Parlement, rendu sur les conclusions du procureur général du roi, en règlement entre le corps des marchands épiciers (v. note [15], lettre 544) et celui des maîtres et marchands apothicaires-épiciers, tant pour la vente des marchandises communes entre eux, que celles permises aux seuls apothicaires ; et du rang que doivent conserver les gardes, tant épiciers qu’apothicaires, en diverses occasions (sans lieu ni nom, 1632, in‑4o de 15 pages).


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Lettre de Guy Patin à Claude II Belin, le 4 novembre 1631, note 20.
Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0007&cln=20
(Consulté le 28.01.2023)

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