À Claude II Belin, le 15 mai 1643

Note [5]

À n’en pas douter, les sotériques sont un surnom des jésuites : François Sublet de Noyers, alors tombé en disgrâce, était l’un de leurs grands défenseurs ; Guy Patin a réutilisé plus tard l’expression à propos d’une censure que les jésuites ont exercée contre un livre d’un des leurs, le P. Théophile Raynaud (v. note [12], lettre autographe du 21 octobre 1644, à Charles Spon). Ce sobriquet n’est pourtant pas des mieux choisis : en tant que doctrine du salut par le Christ, la sotériologie (de sôtêrion, salut en grec) inclut certes la repentance et la rémission des péchés pour accéder à la rédemption finale, mais se fonde sur la prédestination des élus du Christ et ne privilégie pas le libre arbitre (si cher aux jésuites).


Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 15 mai 1643, note 5.

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(Consulté le 24/04/2024)

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