À André Falconet, le 23 janvier 1665

Note [2]

« Comète fut d’abord du féminin ; au xvie s. on fit ce mot du masculin pour se conformer à l’étymologie [cometa en latin] ; plus tard on hésitait entre l’ancien genre et le nouveau […] ; aujourd’hui comète est du féminin » (Littré DLF).

Athénée de Naucratis, Les Déipnosophistes, livre xv, page 982‑983 : {a}

« Après ces choses, on fit des question au sujet de ceux qui jouent au cottabe. {b} Quelqu’un des médecins qui était présent jugea que ceux-là qui boivent beaucoup en usaient souvent de la sorte à la sortie du bain, pour se vider et pour vomir, et qu’anciennement ce n’était pas la coutume d’en user ainsi, et qu’il ne savait pas si aucun des Anciens s’y était jamais comporté de la façon ; mais qu’Érasistrate Julietes {c} même dans son ouvrage de la Médecine universelle, reprend ceux qui font cela parce que, comme il l’assure, leurs yeux s’affaiblissent par cet effort, et leur ventre se resserre. Ulpian {d} lui dit :

Courage Asclépiade, écoute enfin Charon,
Sa voix forte t’appelle, il est roi chez Pluton
. {e}

Quelqu’un d’entre nos amis ne lui repartit point mal à propos qu’il n’y a point de plus sottes gens au monde que les grammairiens, si l’on en excepte les médecins. » {f}


  1. Traduction de Michel de Marolles, abbé de Villeloin (Paris, 1680, v. note [8] du Faux Patiniana II‑4).

  2. V. notule {c}, note [11] du Borboniana 7 manuscrit.

  3. Érasistrate (v. note [23], lettre 324) était natif de Iolis, sur l’île égéenne de Kéa (Céos).

  4. Un grammairien, convive du banquet.

  5. Rappel du grammairien au médecin (asclépaide, c’est-à-dire « disciple d’Esculape », v. note [5], lettre 551) des enfers qui l’attendent : v. notes, pour Charon, et [16], lettre 514, pour Pluton (Orcus).

  6. Suit une digression sur le vomissement provoqué et le jeu de cottabe.

Comment ne pas y ajouter cet avis de Juvénal à propos de Palæmon (Satire vii, vers 225‑227) ?

Dummodo non pereat totidem olfecisse lucernas
quot stabant pueri, cum totus decolor esset
Flaccus et hæreret nigro fuligo Maroni
.

[Et ce ne sera pas en pure perte que tu auras respiré la puanteur d’autant de lampes qu’il y avait d’enfants dans ta classe, avec leur Horace défraîchi et leur Virgile noir de crasse].


Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 23 janvier 1665, note 2.

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(Consulté le 21/04/2024)

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