À Johannes Antonides Vander Linden, le 6 février 1664, note 1.
Note [1]

V. note [5], lettre latine 263, pour l’« Oraison funèbre » d’Adolf Vorst par son collègue Johannes Antonides Vander Linden (Leyde, 1664).

Johannes Antonides Vander Linden envoyait aussi à Guy Patin la :

Praxis Chimiatrica Joannis Hartmanni, Medicinae Doctoris et quondam Chimiatriæ in Academia Marpurgensi Professoris celeberrimi, Principumq. Hassiæ Archiatri. Edita a Joanne Michaelis, Philosophiæ et Medicinæ Doctore, et Professore ibidem extraordinario, et Georgio Everhardo Hartmanno, Autoris Filio. Huic editioni adiectus est, propter affinitatem materiæ, Tractatus novus, de Oleis variis chimice destillatis.

[Pratique de la médecine chimique de Joannes Hartmannus, {a} docteur en médecine et jadis très célèbre professeur de médecine chimique de l’Université de Marbourg, et premier médecin des princes de Hesse. Éditée par Johann Michaelis, docteur en médecine et philosophie, et professeur extraordinaire de la même Université, et Georg Eberhard Hartmann, fils de l’auteur. En raison de la proximité du sujet, on a ajouté à cette édition un traité nouveau sur les diverses huiles qu’on distille chimiquement]. {b}


  1. Johann Hartmann (Amberg 1568-Cassel 1631).

  2. Francfort, Casparus Rötelius, 1634, in‑8o, première édition à Leipzig, Gottofr. Grossius, 1633, in‑4o.

    Linden avait dû contribuer à la réédition de Leyde (Jacobus Voorn, 1663, in‑12) qui est citée dans le Lindianus renovatus… [Linden rénové…] (1686, page 599), avec ce commentaire, quæ Editio recognita et præ omnibus hactenus Editionibus emendata est [qui est une édition mieux revue et corrigée que les précédentes], mais sans mention de Linden comme éditeur.


À la réédition de Genève (Samuel Chouët, 1659, in‑8o) avait été ajouté (pages 595‑629) un traité en 12 chapitres intitulé :

Basilica Antimonii, in qua Antimonii natura exponitur et Nobilissimæ remediorum formulæ, quæ Pyrotechnica arte ex eo elaborantur, quam accurate traduntur : Manuali Experientia comprobata et conscripta ab Hamero Poppio Tallino Philochymico.

[La Basilique de l’Antimoine, où est exposée la nature de l’antimoine et sont transmises avec grande précision les très nobles formules des remèdes que l’art pyrotechnique {a} élabore à partir de lui : Hamer Poppius, {b} natif de Tallin, l’a établie sur l’expérience manuelle et écrite].


  1. Maîtrise du feu pour les cuissons, calcinations, distillations, et autres opérations chimiques sur les métaux (Furetière).

  2. V. notule {a}, note [55] de l’Autobiographie de Charles Patin.

Il y avait là de quoi chauffer la bile de Guy Patin. La suite de sa lettre fait comprendre qu’il ne partageait pas du tout l’attrait de son ami pour la chimiatrie ; en retour, Linden ne partageait pas la vénération de Patin pour Galien (v. note [9], lettre d’Adolf Vorst, datée du 4 septembre 1661). Après la mort de Linden, survenue un mois plus tard (5 mars 1664), Patin ne s’est pas privé de l’attribuer malicieusement à leurs divergences d’opinions médicales.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johannes Antonides Vander Linden, le 6 février 1664, note 1.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1312&cln=1

(Consulté le 26/05/2024)

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