À Claude II Belin, le 12 janvier 1632, note 15.
Note [15]

Remplacement de parentis par patris dans un vers de Scévole i de Sainte-Marthe {a} tiré d’un poème intitulé Ad Iosephum Scaligerum, Iul. Cæsaris F. [À Joseph Scaliger, fils de Jules-César] : {b}

Non sæva totum te feret Atropos :
Dicere vatis carminibus tui,
Docti parentis docta proles
Innumeros celebris per annos
.

[La cruelle Atropos {c} ne t’emportera pas tout entier : la docte postérité d’un docte père, chantant les vers que tu as composés, te rendra célèbre pour d’innombrables années].


  1. V. note [9], lettre 48.

  2. Lyricorum, livre ii, page 144 des Poemata et Elogia… [Poèmes et Éloges…] (Poitiers, veuve de Ioannes Blancetus, 1606, in‑8o de 352 pages.

  3. V. note [31], lettre 216.

Deux Le Pois (Piso en latin) se sont illustrés en médecine à Nancy.

  • Nicolas, le père Nancy 1527-ibid. 1590), médecin en 1578 du duc Charles de Lorraine, a publié :

    De cognoscendis et curandis præcipue internis humani corporis morbis libri tres : ex monumentis classicorum medicorum, tum veterum, tum vel recentiorum collecti… Accessit et de Febribus liber unus…

    [Trois livres sur les maladies, principalement internes, du corps humain qu’il faut connaître et soigner : rassemblés à partir des ouvrages des médecins de première classe, tant anciens que modernes… On y a aussi ajouté un livre sur les Fièvres…] {a}


    1. Francfort, And. Wechelus, 1580, in‑fo ; première édition en 1578.

  • Son fils Charles (Nancy 1563-Pont-à-Mousson 1633) avait d’abord étudié à Paris au Collège de Navarre pendant cinq ans. Ayant pris le grade de maître ès arts en 1581, il avait suivi pendant quatre ans les cours de la Faculté de médecine. Après un séjour studieux de deux ans à Padoue, il avait repris ses études parisiennes en 1588 sous Louis Duret, Simon i Piètre et Michel i Marescot (v. note [14], lettre 98). Reçu bachelier sur-le-champ, il avait été admis à la licence en 1590, mais n’avait pas pris le bonnet de docteur, faute d’avoir l’argent nécessaire pour faire la dépense de cette cérémonie. Il était donc revenu à Nancy où le duc Charles iii {a} lui conféra le titre de médecin-consultant, place qu’il avait conservée auprès de Henri ii, le fondateur de l’Université de Pont-à-Mousson. Le Pois, qui en fut nommé doyen et premier professeur, s’était empressé d’aller se faire recevoir à Paris, où le bonnet doctoral lui avait été conféré en 1598, puis il consacra le reste de sa vie au développement de sa Faculté lorraine. Il mourut du typhus qui ravageait Nancy, au secours de laquelle il voulut se porter malgré son âge avancé (O in Panckoucke). Charles Le Pois a laissé plusieurs livres, dont celui que citait ici Guy Patin :

    Selectiorum observationum et consiliorum de præteritis hactenus morbis, effectibusque præter naturam ab aqua, seu serosa colluvie et diluvie, ortis, liber singularis.

    [Livre unique d’observations et de conseils choisis sur les maladies négligées jusqu’à ce jour, et sur les effets contre nature engendrés par l’eau, ou par les eaux d’égout et de débordement].


    1. V. note [35] du Borboniana 4 manuscrit.

    2. Pont-à-Mousson, 1618, in‑4o, pour la première de nombreuses éditions, dont celle de Hermann Boerhaave à Amsterdam, frères de Tournes, 1778, in‑4o.

      Bernhardus Langwedelius en a extrait quelques observations choisies qu’il a publiées (Hambourg, Jacobus Rebenlinus, 1639, in‑8o) sous le titre de : Carolus Piso enucleatus, sive Observationes medicæ C. Pisonis certis conclusionibus Physico-Pathologicis comprehensæ, rationibus firmis illustratæ et in epitomem redactæ… [CharlesLe Pois épluché, ou ses Oservations médicales accompagnées de conclusions physico-pathologiques assurées, éclairées par de solides explications et rédigées en abrégé…]


    Je n’ai pas su identifier de livre que Le Pois s’apprêtait alors à publier (ce que la mort put l’empêcher de faire).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 12 janvier 1632, note 15.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0009&cln=15

(Consulté le 29/05/2024)

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