À André Falconet, le 13 avril 1660
Note [15]

« devant les magistrats » : le droit ancien distinguait les sentences rendues apud acta, « par-devant un greffier », et in loco maiorum, le juge siégeant et à jour d’audience, là « où il rend la justice, et qui est appelé jugement » (Louis Charondas le Caron, Réponses du droit français, confirmées par arrêts des cours souveraines de France, et rapportées aux lois romaines… Lyon, Thomas Soubron et Moïse des Prez, 1596, in‑4o, livre vii, pages 784‑785).

C’était la suite de l’arrêt du Parlement rendu le 9 mars précédent (v. note [1], lettre 596), destituant Jean iii Des Gorris de son titre d’ancien de l’École, pour cause de protestantisme, et l’attribuant au doyen François Blondel, contre tous les usages et au détriment des 33 docteurs régents (dont Guy Patin) qui étaient plus anciens que Blondel. La signature que Des Gorris cherchait vainement à obtenir de Patin concernait l’appel qu’il intentait contre le doyen devant le Parlement (v. note [5], lettre 606).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 13 avril 1660. Note 15

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0602&cln=15

(Consulté le 04.02.2023)

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