À Charles Spon, le 13 novembre 1663, note 2.
Note [2]

Olivier Le Fèvre d’Ormesson (Journal, tome ii, pages 51‑52, année 1663) :

« Au mois de novembre, les ambassadeurs suisses arrivèrent pour le renouvellement de l’alliance avec la France. Ils s’arrêtèrent à Charenton comme ils avaient fait en 1602 et ils y furent complimentés.

Le vendredi 9 novembre, le roi leur donna à dîner dans le Bois de Vincennes, d’où ils partirent pour faire leur entrée à Paris. […]

Je les vis passer chez M. Leroux, rue Sainte-Croix. Les archers de la ville marchaient les premiers et après eux, les valets des ambassadeurs, qui sont les bedeaux ou huissiers des villes de chaque canton, vêtus des livrées de leurs villes, leurs manteaux, mi-partie de blanc et de bleu ou de rouge, ou par bandes, sans aucun ornement, et leurs chevaux fort misérables. Avant les ambassadeurs marchaient les Cent-Suisses {a} du roi, tambour battant, puis le premier ambassadeur, qui était du canton de Zurich, ayant M. le maréchal d’Aumont {b} à sa droite et M. Voisin, prévôt des marchands, à sa gauche. Ainsi tous les autres députés, entre un gentilhomme et un officier de la ville. Leurs habits étaient de drap sans façon et comme ils sont vêtus d’ordinaire, sans aucune parure, les uns avec des fraises, les autres avec des collets, tous âgés de plus de cinquante ans, ayant la plupart de grandes barbes, hommes bien faits, grands, et peu polis ni ajustés, et comme de bons bourgeois. »


  1. V. note [43], lettre 156.

  2. Antoine d’Aumont, marquis de Villequier, v. note [1], lettre 0248.

L’ambassade des Suisses, composée de 35 réprésentanrs, était menée par le sieur Hans Heinrich Vaser, du canton de Zurich. Un extraordinaire de la Gazette (no 138  du 23 novembre, pages 1121‑1136) a relaté La cérémonie qui s’est faite en l’église Notre-Dame pour le renouvellement d’alliance entre les treize cantons suisses et leurs alliés, et ce qui s’est passé aux traitements qui ont été faits en cette ville à leurs ambassadeurs. Ils prêtèrent serment sur le livre des Évangiles devant le roi, le dimanche 18 novembre, en grande cérémonie, en la cathédrale Notre-Dame de Paris. On donna à chacun d’eux une chaîne d’or avec la médaille dont Charles Patin a critiqué la devise (v. note [6], lettre 814).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 13 novembre 1663, note 2.

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(Consulté le 15/04/2024)

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