À André Falconet, le 19 avril 1667
Note [2]

La plaine de Houilles (v. note [6], lettre 898) était délimitée, à l’ouest, au sud et à l’est, par le méandre de la Seine qui coule devant Saint-Germain-en-Laye, et au nord, par la diagonale qui va de Sartrouville (Yvelines) à Argenteuil (v. note [1], lettre 237).

Mlle de Montpensier (Mémoires, seconde partie, chapitre viii, pages 43‑44) :

« Aussitôt après Pâques, le roi fit tendre ses tentes dans la garenne de Saint-Germain ; elles étaient toutes neuves et parfaitement belles ; les appartements fort beaux ; il y donna une grande fête, on était un monde infini à table. […] Il venait beaucoup de dames de Paris voir les tentes du roi. Le roi ordonna à M. le maréchal de Bellefonds {a} de donner une fête, il y vint un moment. Je partis pour m’en venir en ce pays-ci. On me manda qu’il y avait eu une revue dans la plaine d’Ouville {b} proche Saint-Germain, qui avait duré trois jours, que cela avait un air de guerre et que c’en était les préparatifs. »


  1. Bernardin Gigault, maréchal de France en 1668 (v. note [9], lettre 909).

  2. Ancienne orthographe de Houilles.

Olivier Le Fèvre d’Ormesson (Journal, tome ii, page 503, 20 avril 1667) :

« Le roi alla voir les troupes qui étaient campées dans la plaine d’Ouville, où le roi demeura durant trois jours, mangeant sous ces tentes et où toutes les troupes étaient magnifiques, les officiers y ayant fait beaucoup de dépense. On commença à parler que le roi devait marcher en campagne le 15 mai et se préparait pour faire la guerre en Flandre. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 19 avril 1667. Note 2

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(Consulté le 07.12.2022)

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