À Johannes Antonides Vander Linden, le 6 février 1664
Note [2]

Andreas Libavius (Libau en allemand ; Halle-sur-Saale 1550-Cobourg 1616), médecin chimiste, a laissé de nombreux ouvrages où il s’est principalement efforcé de sortir la chimie des obscurités paracelsistes et de la réconcilier avec les dogmes de la médecine hippocrato-galénique.

« C’est dans ces ouvrages, écrit Éloy, qu’on voit pour la première fois un médecin qui parle de la transfusion du sang d’un animal dans un autre, opération singulière qui a fait du bruit, et qu’on a dit que Libavius avait imaginée d’après la fable de Médée. {a} Il parle de ses effets d’un ton si assuré et il s’énonce si positivement que cette assertion ne pouvait manquer de séduire quelqu’un. »


  1. V. note [13], lettre 695, et notule {d}, note [1], lettre latine 167, pour Médée la magicienne qui fit rajeunir Éson, le père de Jason, à l’aide du sang d’une brebis et d’autres artifices (comme l’a chanté Ovide dans le livre vii des Métamorphoses). V. note [5], lettre latine 452, pour les premiers pas de la transfusion sanguine.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johannes Antonides Vander Linden, le 6 février 1664. Note 2

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(Consulté le 23.02.2020)

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