À Christiaen Utenbogard, le 28 décembre 1663, note 3.
Note [3]

Paragraphe en italique écrit en français dans le manuscrit, langue que comprenait parfaitement Christiaen Utenbogard.

Les troupes françaises se mettaient en position dans le nord de l’Italie pour attaquer Rome, mais cette guerre n’eut pas lieu : la paix de Pise vint mettre fin en février 1664 à la vive querelle que l’affaire des gardes corses avait allumée entre le pape Alexandre vii et Louis xiv (v. note [4], lettre latine 241).

Le duc de Mantoue, Charles ii de Gonzague, mourut en 1665 sans avoir vendu Casal à la France ; mais son successeur, Charles iii, le fit en 1681. Les Lettres et négociations entre Mr Jean de Witt, conseiller pensionnaire et garde des sceaux des Provinces de Hollande et de West-Frise, et Messieurs les plénipotentiaires des Provinces-Unies des Pays-Bas. Aux cours de France, d’Angleterre, de Suède, de Danemark, de Pologne, etc. Depuis l’année 1652 jusqu’à l’an 1669. Traduites du hollandais. Tome seconde < sic > contenant les négociations de Mrs G. Boreel et C. van Beuninge, en France, depuis l’an 1660 jusqu’à l’an 1664 (Amsterdam, Jansson-Waesberge, 1725, in‑12) contiennent néanmoins un courrier de Willem Boreel (v. note [34], lettre 477) à de Witt, daté de Paris le 3 avril 1663 (page 488‑489), qui commence par ce paragraphe :

« On continue à parler ici du contrat secret que l’on dit conclu entre cette cour et l’ambassadeur extraordinaire du duc de Mantoue, pour la vente de Casal et du marquisat de Montferrat, comme d’une chose que l’on sait bien ; cependant, je ne puis encore le croire après les déclarations qui m’ont été faites en termes formels par des personnes qui sont au gouvernail. Dans la visite que M. l’ambassadeur Grimani {a} m’a donnée pour prendre congé de moi, et dans celle que je lui rendis, il me confirma, aussi bien que mardi passé le maréchal de Villeroy, {b} que M. de Lionne {c} m’avait dit la vérité, et que ce n’était qu’un bruit de la cour de Rome faisait courir pour rendre les actions du roi odieuses aux princes d’Italie et exciter leur jalousie contre la France. Si cela est, il ne faut pas ajouter foi à tout ce que l’on publie en même temps des suites de cette affaire. »


  1. V. note [6], lettre latine 213, pour Alvise Grimani, ambassadeur de Venise à Paris.

  2. Nicolas ii de Neufville, maréchal et duc de Villeroy, v. note [5], lettre 133.

  3. Hugues de Lionne, secrétaire d’État aux affaires étrangères, v. note [9], lettre 188.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Christiaen Utenbogard, le 28 décembre 1663, note 3.

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(Consulté le 24/02/2024)

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