À Jan Van Hoorne, le 4 avril 1669
Note [3]

Succession de deux références :

  • « une telle sagesse n’est pas coutumière chez les ardélions [v. note [3], lettre 105] chimistes » (formule adaptée de Juste Lipse, v. note [30], lettre 293) ;

  • « de fait, Dieu soustrait aussi sa grâce à ceux qui en sont indignes » n’a pas de source que j’aie identifiée.

    Le mot etiam [aussi] me semble néanmoins pouvoir renvoyer à la prédestination (grâce divine gratuite des jansénistes et des calvinistes, v. note [7], lettre 65) dans ce passage de saint Augustin (Controverse avec les pélagiens, du mérite et de la rémission des péchés et du baptême des petits enfants, livre premier, La mort vient du péché, chapitre xxi, Pourquoi les enfants meurent-ils, les uns baptisés et les autres sans baptême ? Mystère insondable, § 29) :

    Valde ergo parvum sensum habemus ad discutiendam justitiam judicorum Dei ; ad discutiendam fratiam gratuitam, nullis meritis præcedentibus non iniquam, quæ non tam movet cum præstatur indignis, quam cum æque indignis aliis denegatur.

    [Nous avouons donc que notre intelligence est bien étroite pour discuter la justice des jugements de Dieu, et surtout pour discuter la gratuité de la grâce ; certes, elle n’est point injuste envers des mérites antérieurs, puisque ces mérites n’existent pas ; et cependant, quand elle est accordée à des sujets indignes, nous sommes moins émus que quand nous la voyons refusée à d’autres sujets également indignes].

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Jan Van Hoorne, le 4 avril 1669. Note 3

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(Consulté le 06.06.2020)

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