L. latine 474.  >
À Jan Van Hoorne,
le 4 avril 1669

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[Ms BIU Santé 2007, fo 230 vo | LAT | IMG]

Au très distingué M. Jan Van Hoorne, à Leyde. [a][1]

Un gentilhomme suédois m’a remis votre lettre, qui m’a été fort agréable. Vous recevrez enfin l’Apologia pro Galeno si vous ne l’avez déjà reçue, car je pense que mon paquet ne s’est pas perdu ; sinon, je vous en renverrais une autre. C’est, me semble-t-il, le meilleur de tous les écrits de Caspar Hofmann, et le plus digne d’être lu. [1][2][3] J’ai remis cette Apologia à M. Christiaen Rompf, [4] docteur en médecine, qui fut le secrétaire de feu le très distingué M. Boreel, [5] votre ambassadeur auprès de notre roi, et qui a un frère docteur en médecine à La Haye. [6] Souvenez-vous, je vous prie, des thèses de médecine qu’on publiera chez vous : [7] ces disputations académiques me ravigotent l’esprit, soit en m’apprenant, soit en me rafraîchissant la mémoire, et en me distrayant. J’ai vu et écouté votre noble Suédois : je ne suspecte pas une entérocèle, [8] mais plutôt une cryptorchidie, [9] pour laquelle l’incision ne sera d’aucune utilité ; je vous félicite donc de vous en être sagement et prudemment abstenu, il est heureux pour vos malades que vous soyez ex utroque Cæsar[2] Voilà bien la marque de votre très grande honnêteté et de votre connaissance accomplie des opérations de l’art : talis sapientia apud chymisticos ardeliones non habitat ; etiam indignis gratiam suam Deus subtrahit[3][10][11][12][13] À la page 45 de ses Disssertationes anatomicæ, Werner Rolfinck [14] a lui aussi parlé de la mort de Vésale. [4][15] Je salue de tout cœur votre nouveau professeur et collègue M. Drelincourt. [16] M. Heinrich Meibomius, qui enseignait auparavant à Helmstedt, [17][18] ne vit-il pas désormais à Amsterdam où il a été récemment élu professeur ? Il est encore jeune, mais savant et de bonnes mœurs, et l’un de mes amis. [5][19] J’en dis autant de l’excellent et très savant M. Christiaen Utenbogard, docteur en médecine d’Utrecht ; [20] si vous le connaissez, saluez-le de ma part, je vous prie, comme étant un excellent homme. Que Dieu vous conserve, très distingué Monsieur, et continuez de m’aimer comme vous faites.

De Paris, le 4e d’avril 1669.

Vôtre et sien, Guy Patin. [6]


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Jan Van Hoorne, le 4 avril 1669

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(Consulté le 22.01.2020)