À André Falconet, le 31 mars 1665
Note [4]

L’abbaye de Cluny, près de Mâcon (Saône-et-Loire), fondée en 909, a été le foyer de la réforme bénédictine d’où a rayonné le renouveau monastique de l’Occident (Ordre bénédictin de Cluny).

Le cardinal Rinaldo d’Este (v. note [13], lettre 352) était protecteur de France auprès du Saint-Siège [publicorum Galliæ negotiorum in curia Romana defensor] depuis 1641. À la mort de Mazarin, Este lui avait succédé comme abbé de Saint-Vaast d’Arras (v. note [2], lettre 636) et de Cluny. Le 3 juillet 1661, alors que le pape lui avait refusé les bulles, il obtint du Conseil d’en percevoir les bénéfices, avec prise de possession par procuration le 1er septembre ; le pape ne le confirma qu’en 1668 (Gallia Christiana).

En 1662, la garde corse du pape avait arrêté un bandit dans les jardins de la villa romaine du cardinal d’Este (v. notule {b}, note [32] du Borboniana 6 manuscrit). Il s’était fort offusqué de ce viol de son « immunité diplomatique », jusqu’à provoquer la crise qui avait failli déclencher une guerre entre la France et le Saint-Siège (v. note [1], lettre 735). Je n’ai pas trouvé le motif de la brouille qui incitait alors Este à se séparer de la France, mais elle dut tourner court car il conserva Saint-Vaast et Cluny jusqu’à sa mort.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 31 mars 1665. Note 4

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(Consulté le 23.07.2021)

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