Autres écrits : Commentaires de la Faculté rédigés par le doyen Guy Patin (1650-1652) : 3b. Novembre 1651-novembre 1652, Décrets et assemblées de la Faculté de médecine
Note [43]

Jacques Gaudin (Saint-Épain, près de Chinon, en Indre-et-Loire, vers 1612-Paris 1695) aurait été professeur royal de philosophie grecque et latine, mais son nom ne figure pas dans l’historique du Collège de France établi par Goujet (v. note [3] du Manuscrit 2007 de la Bibliothèque interuniversitaire de santé). Michel de Marolles, abbé de Villeloin (v. note [72], lettre 183), a parlé de lui dans le Dénombrement (lexique biographique) de ses Mémoires (Amsterdam, sans nom, 1755, in‑12o, tome troisième, page 283) :

« Docteur de Sorbonne, dont il avait été prieur, ami de M. des Roches Le Masle, chantre de l’église de Paris, prieur de Saint-Maximin-les-Beauvais, bibliothécaire de Sorbonne, l’un des secrétaires de feu M. le cardinal-duc de Richelieu, {a} chanoine et official de l’église {b} de Paris, qui doit sa naissance à la petite ville de Saint-Épain, du diocèse de Tours ; pour l’oraison funèbre de M. de Péréfixe, archevêque de Paris, {c} prononcée dans l’église de Sorbonne le 4 de février 1671. » {d}


  1. V. note [28], lettre 106.

  2. Notre-Dame.

  3. V. note [38], lettre 106.

  4. Jean-Louis Chalmel rapporte cette anecdote sur Gaudin dans le Dictionnaire biographique de son Histoire de Touraine, depuis la conquête des Gaules par les Romains, jusqu’à l’année 1790 (Tours, A. Aigre, 1841, in‑8o, tome iv, page 204) :

    « Une indiscrétion l’arrêta dans le chemin de la fortune qui lui avait été ouvert par un M. des Roches, grand chantre de l’église de Paris, à qui le cardinal de Richelieu avait demandé un lecteur. L’abbé des Roches présenta le jeune Gaudin qui joignait aux avantages de l’esprit tous les agréments de la figure ; mais le cardinal, qui avait pour habitude de mettre à l’épreuve tous ceux qu’il voulait attacher à son service, feignit un jour de dormir, laissant quelques lettres ouvertes sous les yeux de Gaudin, qui fut surpris à les parcourir ; ainsi, le lecteur indiscret fut congédié. Ce jeune homme a trop d’esprit, dit le cardinal à son protecteur, apprenez-lui à en avoir moins. »

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Commentaires de la Faculté rédigés par le doyen Guy Patin (1650-1652) : 3b. Novembre 1651-novembre 1652, Décrets et assemblées de la Faculté de médecine. Note 43

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(Consulté le 14.07.2020)

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