À André Falconet, le 6 mai 1659
Note [5]

La lettre suivante à Hugues de Salins le désigne comme étant le commanditaire de ce portrait de Guy Patin, son mentor parisien bien-aimé, dont il voulait posséder le tableau. Patin se prêta au jeu et annonça dans sa lettre du 1er août 1659 qu’il n’avait pas vu la toile, mais que le peintre l’avait terminée et en était content. Elle n’a pas laissé trace que je connaisse

La peinture aujourd’hui connue de Patin n’est pas celle dont il était ici question, mais celle qui a été exécutée au xviiie s., qu’on voit toujours dans la réserve historique de la BIU Santé à Paris. Il y apparaît en buste, la tête tournée vers la droite, avec son long nez pointu et ses yeux pétillants de malice. Il a une abondante chevelure frisée et une fine moustache grises. Sous le portrait cette phrase :

Hanc effigiem
Guidonis Patin dec. an. 1650.51
Hic posuit
Guido Erasmus Emmerez eius/ filiolus dec. an. 1721.22
.

[Guy Érasme Emmerez, doyen élu en 1721 et 1722, son filleul, a placé ici ce portrait de Guy Patin, doyen élu en 1650 et 1651].

Le nom d’Antoine Masson (v. note [5], lettre 898) est inscrit sur le cadre : le tableau a été peint d’après sa célèbre gravure (qui orne la page d’accueil de notre édition, v. note [2], lettre latine 466). Guy Érasme Emmerez, docteur régent de la Faculté de médecine de Paris en 1683, était fils du chirurgien barbier Paul Emmerez (v. note [5], lettre 645).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 6 mai 1659. Note 5

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0562&cln=5

(Consulté le 28.02.2021)

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