À André Falconet, le 4 février 1667
Note [5]

Antoine Masson (Loury, Loiret 1630-Paris 1700) avait débuté fort jeune à Paris comme ouvrier chez un armurier damasquineur, et acquis une grande habileté à manier le burin en gravant et en damasquinant des platines d’armes à feu. Sur l’instigation de Pierre Mignard, Masson avait appris le dessin, la peinture, la gravure, pour devenir un des plus remarquables artistes de son époque.

La BIU Santé conserve et met en ligne le portrait de Charles Patin par Masson, avec ce tétrastiche :

In efigiem V.C. Caroli Patin Doct. Med. Par.
Numismatum Impp. Interpretis egregii.

Cæsareos qui non patitur vanescere vultus,
Effigie notus debuit esse sua :
Hic est qui geminas Phœbi complectitur artes
Arte iuvat Musas, et levat arte febres.

Franc. Ogerius.

[Sur le portrait du très distingué M. Charles Patin, docteur en médecine de Paris, remarquable commentateur des médailles impériales.

Il n’a pas toléré que les effigies des Césars disparaissent, {a} il doit donc être connu par son portrait. Il embrasse les deux arts de Phébus : {b} par l’un, il sert les Muses ; par l’autre, il soulage les fièvres.

François Ogier]. {c}


  1. V. note [11], lettre 736, pour les Familiæ Romanæ [Familles Romaines] de Charles Patin (Paris, 1633), ouvrage de numismatique qui le rendait digne de ce joli portrait et de ces beaux vers latin.

  2. Apollon, dieu des arts et de la médecine, entre bien d’autres attributions (v. note [8], lettre 997).

  3. François Ogier, dit le prieur ou le prédicateur (v. note [5], lettre 217). V. note [176] des Déboires de Carolus, pour ce que devint la belle allure de Charles une quinzaine d’années plus tard.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 4 février 1667. Note 5

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0898&cln=5

(Consulté le 24.01.2021)

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