À André Falconet, le 19 octobre 1660
Note [5]

Paul Emmerez, natif de Saint-Quentin, avait été nommé maître chirurgien barbier en 1655 avant la fusion de son Corps avec celui de Saint-Côme (v. note [14], lettre 411). L’Index funereus… (pages 69‑70) dit de lui qu’il :

« fut remarquablement subtil et habile en son art. Il avait établi l’immense réputation de son nom, non tant par sa facilité innée de parole que par son zèle à pratiquer les démonstrations anatomiques et chirurgicales dans les Écoles de médecine comme de chirurgie, sous les applaudissements unanimes des étudiants. De là, ayant accompli pour la première fois avec succès une transfusion de sang {a} avec le très illustre Pecquet, sa gloire et la grandeur de son prestige s’étaient répandus par toute l’Europe. Enfin, s’étant continuellement consacré aux opérations les plus ardues de son art, reconnu sans conteste parmi les plus éminents représentants de la chirurgie française, il mourut le 7 septembre 1680. »


  1. V. note [5], lettre latine 452.

Dans son autobiographie (Lyceum Patavinum…, v. notule {i}, note [13], lettre 587), Charles Patin a rendu hommage à Paul Emmerez, peritissimus chirurgicus [chirurgien extrêmement habile], qui l’avait assisté dans son enseignement de pathologie à la Faculté de médecine de Paris (v. note [13], lettre 587).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 19 octobre 1660. Note 5

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(Consulté le 25.11.2020)

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