À Sebastian Scheffer, le 16 février 1669, note 2.
Note [2]

La BIU Santé conserve et met en ligne les portraits de Jean Fernel, {a} Jacques Sylvius, {b} Jean i {c} et Jean ii Riolan, {d} René Moreau, {e} Jean de Renou. {f}


  1. V. note [4], lettre 2, sans légende.

  2. V. note [9], lettre 9, avec cette légende :

    iacobus sylvius ambianus medicus et professor regius parisiensis

    Natus an. 1478. denatus an. 1555. ineunte.

    Ad Pictorem

    Exprime narrantem facundâ voce Galenum
    Tractantemque manu corpora ; pictus erit.

    Ren. Moreau fecit
    .

    [jacques sylvius, natif de Picardie, médecin et professeur royal de paris

    Né en l’an 1478, mort au début de l’an 1555.

    Au peintre

    Montre-le commentant Galien avec éloquence et traitant les corps de sa main, et tu l’auras dépeint.

    René Moreau (v. note [28], lettre 6) l’a écrit].

  3. V. note [9], lettre 22, avec cette légende :

    ætatis 62. 1600.

    Effigies Ioannis Riolani
    Medici Parisiensis obiit ætatis
    66. anno salutis 1605. die 18. Octobris
    .

    [En 1600, 62e année de son âge.

    Portrait de Jean i Riolan médecin de Paris, mort en sa 66e année d’âge, le 18 octobre 1605].

  4. V. note [7], lettre 51, avec cette légende :

    io. riolanus paris. med. doct. et reg. profess. decanus

    Non riolanus, at est hic Bibliotheca vocandus,
    Quippe quod in tota discitur Arte, tenet.

    guido patinus, D. Med et Prof. Reg.

    [jean ii riolan docteur en médecine de paris et doyen des professeurs royaux.

    Il ne faut pas l’appeler riolan, mais la Bibliothèque, parce qu’elle contient tout ce que l’Art enseigne.

    guy patin, docteur en médecine et professeur royal].

  5. V. sa légende dans la note [51] de l’annexe sur le ms BIU Santé no 2007.

  6. V. note [16], lettre 15, avec cette légende :

    ioannes de renou constantiensis medicus parisiensis et regius ætat. 48.
    ex angue prudentia et sanitas

    Das quod in arte potes, sed imaginis umbram
    Pingis, et ingenii præteris omne decus.

    L. Gaultier sculpsit 1608.

    [jean de renou, natif de coutances, médecin de paris et du roi, en la 48e année de son âge.
    du serpent la prudence et la santé

    Tu donnes l’art dont tu es capable, mais tu peins l’ombre d’une image, et tout l’éclat du génie t’échappe.

    L. Gaultier l’a gravé en 1608].


Marie-France Claerebout a complété la série en découvrant le splendide portrait (non daté) de Jacques Mentel (v. note [6], lettre 14) dans la banque d’images du château de Versailles (inv.grav.lp 29 bis.62.1), avec cette légende : iacobus mentelius, patricius castro-theodoricensis. d.m.r. [Jacques Mentel, patricien de Château-Thierry, docteur régent en médecine].

Le portrait de Guy Patin, que le graveur Antoine Masson, était en train de parachever, est celui dont la partie centrale (inversée) orne le frontispice de notre édition de sa Correspondance. En arrière-plan, dans le coin supérieur gauche, on y voit une partie d’un petit tableau accroché au mur, avec une maison à flanc de colline, qui pourrait représenter le domaine champêtre qu’il possédait sur le coteau de Cormeilles (v. note [5], lettre 11). De cette gravure de Masson, Alexandre Pierre François Robert-Dumesnil a écrit dans son Peintre-graveur français, ou Catalogue raisonné des estampes… (Paris, 1836, tome ii, page 99) :

« Son portrait de Guy Patin est étonnant ; le travail ne saurait être plus bizarre, {a} mais l’effet qu’il produit est admirable. Celui de Charles Patin {b} est d’une excellente couleur, et respire la vie ; on voit le rire moqueur de ce médecin, non moins satirique que son père ; ses yeux brillent de malice. »


  1. La saillie de la partie droite du visage témoigne d’une indéniable erreur de perspective.

  2. V. note [5], lettre 898.

En offrant ces portraits d’éminents médecins parisiens à Sebastian Scheffer, Guy Patin lui signifiait qu’il n’avait pas perdu tout espoir de voir un jour une dixième partie de la Chalcographica Bibliotheca [Bibliothèque gravée], dont la neuvième et dernière avait été publiée à Heidelberg en 1664 (v. note [1], lettre latine 308). Patin y croyait tant qu’il est revenu sur son rêve dans sa lettre du 26 février 1669 (v. sa note [2]).

Imprimer cette note
Citer cette note
x
Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Sebastian Scheffer, le 16 février 1669, note 2.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1498&cln=2

(Consulté le 30/09/2023)

Licence Creative Commons