À André Falconet, le 10 octobre 1663
Note [6]

Thérèse d’Avila (Gotarrendura, province d’Avila 1515-Alba de Tormes, province de Salamanque 1582), religieuse mystique, réformatrice des couvents, et fondatrice de l’ordre des carmélites et des carmes (v. note [19], lettre 77), avait été canonisée en 1622. Sa fête se célèbre le 15 octobre.

L’ordinaire no 39 de la Gazette (31 mars 1663) avait parlé de cette nouvelle dévotion parisienne :

« Le 26, les reines allèrent aux Carmélites de la rue du Bouloi, {a} où se faisait la translation d’un os d’un bras de sainte Thérèse, fondatrice de cet Ordre, et qui avait été envoyé à ces religieuses par le roi d’Espagne, à l’instance de ces deux grandes princesses. L’évêque d’Aqs {b} prêcha avec autant de zèle que d’éloquence sur le sujet ; et l’ancien évêque de Rodez, nommé à l’archevêché de Paris, {b} officia à la cérémonie, en laquelle il porta processionnellement la relique ; un excellent concert de voix et d’instruments animant cependant la dévotion de la Compagnie, laquelle y était des plus célèbres. »


  1. Joignant la rue Coquillière à celle des Petits-Champs, la rue Bouloi existe toujours dans le quartier des Halles (ier arrondissement de Paris). Le Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments par Félix et Louis Lazare (Paris, F. Lazare, 1844, page 418) a résumé l’histoire de ce couvent :

    « Des religieuses carmélites établies dans la rue Notre-Dame-des-Champs, désirant avoir à l’intérieur de la ville une maison de refuge, sollicitèrent et obtinrent, en 1656, des lettres patentes qui leur permirent de fonder un monastère dans la rue du Bouloi. Toutefois, elles ne pouvaient y recevoir que des novices, professes ou religieuses envoyées par le couvent de Notre-Dame-des-Champs. Ces entraves subsistèrent jusqu’en 1663. À cette époque, la reine Marie-Thérèse d’Autriche voulut, en l’honneur de sa patronne, fonder un nouveau couvent des carmélites. Elle fit expédier, en décembre de la même année, des lettres patentes qui autorisaient l’établissement d’un second monastère dans la rue du Bouloi. Cette communauté devait être tout à fait indépendante de celle de Notre-Dame-des-Champs. La première pierre de l’église fut posée le 20 janvier 1664. Cependant, leur habitation étant trop petite, elles demandèrent la permission de s’établir dans la rue de Grenelle-Saint-Germain. Cette autorisation leur fut accordée par lettres patentes données à Compiègne au mois d’octobre 1688. »

  2. Ancien nom de Dax, dont l’évêque était alors Hugues de Bar.

  3. Hardouin de Beaumont de Péréfixe (v. note [38], lettre 106).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 10 octobre 1663. Note 6

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(Consulté le 09.12.2019)

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