À Claude II Belin, le 4 juillet 1635
Note [7]

« Le naufrage de la flotte espagnole armée contre la France, l’an 1635.
Le puissant censeur ibérique juge sans ambages qu’est hérétique quiconque établit des bornes à l’empire espagnol, ou refuse de se mettre le cou sous le joug autrichien ; et il l’ajoute au compte de ses Maures. Ainsi, quand le Français empêche que l’Espagnol ne l’envahisse, alors il accuse à grands cris le Français d’hérésie. Ainsi, parce qu’il ne se met pas à son service, l’Espagnol jure que le pape [Pater Ausonius, le Père d’Ausonie, ancien nom poétique de l’Italie] présente des signes certains d’hérésie. Voici que Dieu a presque englouti la flotte espagnole dans la mer ; il lui reste alors à se rendre compte que Dieu est hérétique. »

V. note [18], lettre 18, pour les mouvements de la flotte espagnole en Méditerranée.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 4 juillet 1635. Note 7

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(Consulté le 23.09.2020)

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