À Claude II Belin, le 3 mai 1653
Note [7]

La première édition de l’Anatomia de Thomas Bartholin (locupletata [enrichie], 1641, v. note [19], lettre 156) avait été suivie d’une deuxième (Secundum locupletata [enrichie pour la seconde fois], Leyde, 1645, in‑8o) puis d’une troisième : Thomæ Bartholini Casp. F. Anatomia, ex Caspari Bartholini Parentis Institutionibus, omniumque recentiorum et propriis observationibus tertium ad sanguinis circulationem reformata. Cum iconibus novis accuratissimis [Anatomie de Thomas Bartholin, le fils, tirée des Institutions de Caspar i Bartholin, le père, et améliorée pour la troisième fois par ses propres observations et celles de tous les auteurs plus récents pour prendre en compte la circulation du sang. Avec de nouvelles figures très exactes] (Leyde, Franciscus Hackius, 1651, in‑8o ; Medic@).

Cette dernière édition (qui fut reprise trois fois du vivant de Guy Patin, en 1660 [v. note [21], lettre 519], 1666 et 1669) s’achève sur deux lettres de Jan de Wale (v. notes [6], lettre 191 et [18], lettre 192), et non de Bartholin comme écrivait ici Guy Patin :

  1. l’Epistola prima, de motu chyli et sanguinis ad Thomam Bartholinium, Casp. filium [Première lettre, sur le mouvement du chyle et du sang, à Thomas Bartholin, fils de Caspar i] (pages 531‑565) est illustrée de trois planches de dissection anatomique chez le chien et datée de Leyde le 22 septembre 1640 ;

  2. l’Altera epistola de motu sanguinis, ad eundem [Seconde lettre sur le mouvement du sang, au même] (pages 565‑576) est datée de Leyde le 1er décembre 1640.

Une quatrième édition a paru pour la première fois en 1673 : Thomæ Bartholini, archiatri Danici, Anatome quartum renovata : non tantum ex Institutionibus b.m. Parentis, Caspari Bartholini, sed etiam ex omnium cum veterum, tum rencentiorum observationibus, ad circulationem Harveianam, et vasa lymphatica directis. Cum inconibus novis et indicibus [Anatomie de Thomas Bartholin, premier médecin du Danemark, tirée non plus tant des Institutions de son bien réputé (bene morati) père, Caspar i Bartholin, que surtout des observations des auteurs anciens comme modernes orientées sur la circulation harvéenne et les vaisseaux lymphatiques. Avec de nouvelles figures et des index] (Leyde, Hackius, in‑8o). De manière inattendue, on y trouve (page 260) une mention de Guy Patin dans le chapitre xxvii (De Vasis deferentibus, imprimis tuba uteri [Les Canaux déférents, tout particulièrement les trompes de l’utérus]) du livre i (De infimo Ventre [Le Bas-ventre]) :

Hinc sicut alia animalia semper in cornubus concipiunt, ita aliquando mulieres ibidem fœtum gestarunt, quod notavit Riolanus, et vidit Harveius, quanquam testetur Guido Patinus, successor Riolani, nunquam id credidisse Riolanum, sed tantum scripsisse, ne fidem videretur derogare aulico narranti.

[Comme chez les autres animaux la fécondation se fait toujours dans les trompes, les femmes conçoivent le fœtus au même endroit la plupart du temps ; ce qu’a relevé Riolan et ce qu’a vu Harvey, bien que Guy Patin, le successeur de Riolan, ait attesté que Riolan n’a jamais cru cela, mais qu’il l’a seulement écrit pour ne pas sembler discréditer un courtisan bavard].

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 3 mai 1653. Note 7

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0311&cln=7

(Consulté le 17.11.2019)

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