À Claude II Belin, le 2 janvier 1641
Note [8]

Les Barberini (Barberins en français) formaient une illustre famille italienne originaire de Semifonte, en Toscane, qui s’était établie à Florence dès le commencement du xie s. Sa plus grande illustration fut Maffeo Barberini, le pape Urbain viii. Il avait nommé cardinaux son frère Francesco (1569-1646) en 1624, et deux de ses neveux, Francesco (v. note [7], lettre 112) en 1623 et Antonio (v. note [4], lettre 130) en 1627 ; un troisième neveu, Taddeo, avait été mis à la tête des troupes pontificales.

Les Barberini, peu satisfaits de tant d’honneurs et de richesses, s’étaient rendus maîtres des duchés de Castro et de Ronciglione (v. note [6], lettre 27) et avaient voulu tenter la conquête de celui de Parme ; mais le duc Édouard ier Farnèse avait dispersé leur armée sans combat et les avait forcés de renoncer à leur projet. Les Barberini ont été les padroni de Mazarin, dont ils permirent l’épanouissement politique.

À la mort d’Urbain viii, en 1644, ils perdirent toute leur puissance et se réfugièrent en France auprès de Mazarin, qui les réconcilia avec le Saint-Siège, fit lever le séquestre mis sur leurs biens et leur conserva la principauté de Palestrine. Outre leur insatiable avidité, on reprochait aux Barberini d’avoir enlevé des pierres du Colisée pour la construction d’un palais et on afficha contre eux, sur la fameuse statue de Pasquin (v. note [5], lettre 127), cette épigramme : Quod non Barbari fecerunt, Barberini fecere [Ce que les Barbares n’ont pas fait, les Barberini le font] (G.D.U. xixe s.).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 2 janvier 1641. Note 8

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(Consulté le 28.09.2020)

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