À Johann Georg Volckamer, le 16 janvier 1654
Note [8]

V. note [1], lettre 147, pour les deux ouvrages de Pierre Gassendi (mort le 24 octobre 1655) commentant la « Philosophie d’Épicure » (Lyon, 1647 et 1649) ; mais à l’édition qu’annonçait ici Guy Patin s’est substituée celle de ses Opera omnia [Œuvres complètes] (Lyon, 1658, en six volumes in‑fo, v. note [19], lettre 442).

Digne (aujourd’hui Digne-les-Bains, Alpes-de-Haute-Provence) était alors (Trévoux) :

« une bonne petite ville de Provence, sur la rivière de Bléone, dans les montagnes. Il y a à Digne un siège royal, ou vice-sénéchaussée, dont le chef est lieutenant du sénéchal de la Provence. C’est François ier qui l’établit vers l’an 1555. Il y a aussi une viguerie. {a} L’évêque de Digne est suffragant d’Embrun. {b} Le fameux Pierre Gassendi, né {c} à Champtercier, bourg de la vice-sénéchaussée de Digne, chanoine et ensuite prévôt {d} de l’église cathédrale de Digne, et mort à Paris le 24e d’octobre 1655, a donné une Notice de l’église de Digne. {e} Le premier évêque de Digne, selon cet auteur, est saint Domnin, qui lui paraît avoir commencé son épiscopat vers l’an 313. Il y a des thermes, ou des bains chauds à Digne, qui sont excellents. Gassendi, qui en parle dans l’ouvrage que j’ai cité, c. 5, dit que le rocher d’où ces eaux sortent est plein, dans sa partie supérieure, de trous et de fentes, d’où au printemps, et surtout au mois de mai, il tombe des serpents, ordinairement accouplés, mais qui ne sont point venimeux, qu’on touche impunément, et dont la morsure fait moins de mal que la piqûre d’une guêpe. »


  1. Circonscription sur laquelle un viguier (nom qu’on donnait au prévôt dans le Midi ) exerçait sa juridiction.

  2. V. note [42], lettre 229.

  3. En 1592, v. la biographie de Gassendi.

  4. Premier chanoine dirigeant le chapitre.

  5. Notitia Ecclesiæ Diniensis, auctore Petro Gassendo… Accessit Concilium Avenionense anni 1326… [Notice sur l’église de Digne, par Pierre Gassendi… Avec le concile d’Avignon en l’an 1326…] (Paris, veuve de Mathurin Dupuis, 1654, in‑4o) ; la Notice a été traduite en français par Firmin-Joseph Guichard (Digne, veuve de A. Guichard, 1845, in‑12).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johann Georg Volckamer, le 16 janvier 1654. Note 8

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1062&cln=8

(Consulté le 04.12.2022)

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