L. 442.  >
À Charles Spon,
le 1er août 1656

Codes couleur
Citer cette lettre
Imprimer cette lettre
Imprimer cette lettre avec ses notes

 

Monsieur, [a][1]

Je vous envoyai ma dernière de trois pages le mardi 4e de juillet, que M. Moreau [2] mon hôte me promit de vous faire rendre par ses correspondants à Lyon. Depuis ce temps-là, nous apprenons ici que Valenciennes [3] est fort pressée, [1] tandis que les Espagnols cherchent les moyens d’attaquer nos gens dans leurs lignes ou d’empêcher nos convois. Quelques luthériens [4] assemblés en grand nombre ont fait un prêche à leur mode dans le faubourg Saint-Marceau [5] avec un ministre de la même secte. Les curés de Paris se sont assemblés et ont délibéré là-dessus de faire des remontrances à MM. le chancelier [6] et le procureur général, [7] et même à Messieurs du Clergé dont l’assemblée dure encore ; [8] et même dit-on qu’elle durera jusqu’à la fin de l’année. Ceux de Valenciennes ont fait une grande sortie où ils ont rudement traité les nôtres, et y avons perdu plusieurs capitaines. Les bourgeois s’y défendent merveilleusement bien et l’issue du siège en est ici tenue fort incertaine car notre armée est aujourd’hui enfermée entre la ville assiégée et l’armée des Espagnols qui ont délibéré de nous attaquer dès que nous voudrons donner l’assaut à la ville.

L’édition du Varanda [9] avance-t-elle, quand sera-ce fait ? Notre M. Rigaud [10] ne pense-t-il plus à l’édition des trois traités de feu M. Hofmann ? [2][11] M. Elsevier [12] de Leyde [13] m’en parla ici il y a quelque temps et depuis, m’en a fait écrire par M. Vander Linden. [14] Cet accord se pourra bien faire entre nous, il pense à imprimer toutes les œuvres de ce grand auteur ensemble. Tout ce qui est imprimé fera bien deux volumes in‑fo, et ce que j’ai céans de manuscrits en fera bien deux autres ; en y ajoutant vos trois traités que je ferai mettre après les Χρηστομαθ. physiologiques, ut sit opus physiologicum integrum et angustum[3] C’est pourquoi je vous supplie de les bien garder et ne les communiquer à personne afin que vous me les puissiez renvoyer quand j’en aurai besoin, en cas que ce marché se fasse et que j’en accorde avec eux.

Mais à propos de livres, qu’est devenu à votre M. Barra [15] le dessein qu’il avait pris de faire réimprimer le Rondelet[16] in‑fo ? [4] Je serais ravi que cela pût réussir, M. Riolan [17] m’a dit mainte fois qu’il a été le plus savant médecin de Montpellier, [18] de ceux qui ont écrit. N’imprimera-t-on jamais rien d’un autre médecin de la même ville nommé Pradilles [19] qui a eu la réputation d’un habile homme et fort éloquent ? [5]

On dit ici que le comte de Broglio [20] a été tué d’un coup de mousquet dans la tête devant Valence [21] que nous avions assiégée. [6] Il était grand capitaine et fort entendu. Cela retardera nos conquêtes en Italie pour cette année. On parle aussi d’une horrible peste [22] qui est à Naples, [23] et laquelle s’épand vers Rome.

Le 16e de juillet. On tient tantôt ici pour tout certain que nous aurons bientôt Valenciennes, que notre grand convoi a passé, malgré les Espagnols qui n’ont osé nous attaquer. On dit aussi que la bonne fortune du cardinal Mazarin [24] sera si grande que nous prendrons aussi Valence dans le Milanais ce présent mois ; mais on dit ici à l’oreille que M. de Lionne [25] est allé en Espagne avec un jésuite espagnol qui était ici, pour y traiter de la paix sans que le pape [26] s’en mêle, le Mazarin ne lui voulant pas faire cet honneur.

Le fils [27] de M. d’Hervart, [28] intendant des finances, avait traité d’une charge de conseiller de la Cour vacante par la mort de M. de Cumont. [7][29] Quand il a prétendu y être reçu, la plupart des conseillers du Parlement se sont opposés à sa réception, disant qu’il était fils d’un partisan et d’un maltôtier, et aura de la peine d’en venir à bout.

Les armes sont journalières. [8] Les Espagnols nous ont fait ce que nous leur fîmes devant Arras il y a deux ans : [30] ils ont forcé nos lignes, nous ont fait lever le siège et ont emmené dans Valenciennes, prisonnier et fort blessé, M. le maréchal de La Ferté-Senneterre ; [31] on parle ici d’un grand nombre de tués et de blessés de notre côté, et de tout notre canon perdu. On dit que M. le maréchal de Turenne [32] a beaucoup sauvé de troupes. Le roi, [33] la reine [34] et le Mazarin, avec sa bonne Fortune, sont dans La Fère. [9][35]

Ce 20e de juillet. J’ai reçu ce matin une lettre des mains d’un honnête homme, que m’a adressée M. Gras, [36] notre bon et fidèle ami, avec un petit libelle qui était enfermé dedans. Je vous prie de lui présenter mes très humbles recommandations et que j’aurai soin de l’affaire de celui pour qui il m’a écrit.

M. Riolan vient de sortir de céans, lequel j’y avais fait appeler pour un provincial malade d’une prochaine phtisie. [37][38] Après cela, nous avons un peu causé ensemble, il m’a dit, entre autres nouvelles, que la reine de Suède [39] revenait d’Italie, qu’elle passait par la France, que M. de Guise [40] irait au-devant d’elle et qu’elle ne fera que passer ici pour s’en retourner en Suède où, lorsqu’elle sera arrivée, peut-être qu’elle changera derechef sa religion et se refera telle qu’elle était, luthérienne, [41][42] si tant est que les princes aient quelque reste de religion. [10] Il m’a dit aussi qu’il croit que notre paix ne durera plus guère avec Cromwell, [43] d’autant qu’il est fort allié avec le roi de Suède [44] et que nous sommes pour les Hollandais qui veulent aider au roi de Pologne ; [45][46] que Cromwell nous avait promis d’assiéger cette année Dunkerque, [47] que cela aurait fait une diversion des forces de l’Espagne et qu’en ce cas-là, nous aurions infailliblement pris Valenciennes ; qu’il est fort haï en Angleterre et qu’il est en danger d’y être tué bientôt ; que nous serons obligés de nous remettre bientôt dans les bonnes grâces du pape et par après, que l’on traitera de la paix générale, etc.

J’écrirais volontiers à M. Falconet, mais j’attends de savoir quelques nouvelles de lui par M. le comte de Rebé, [48] vu que je n’en ai rien appris depuis qu’il est parti d’ici. Les Institutions de Rivière [49] se vendent-elles, comme quoi sont-elles grosses ? Le Varandæus avance-t-il ? Le Rinaldus[50] continuateur de Baronius, s’avance-t-il chez M. Huguetan ? [11] Monsieur son frère l’avocat est-il à Lyon, ut valet, ut meminit nostri ? [12] Je vous supplie de lui faire mes très humbles recommandations.

Ce 17e de juillet[13] Aujourd’hui a été pendu dans la Grève [51][52] un vendeur de cendres de la rue Montorgueil [53] pour fausse monnaie, [14][54] dont le père le fut pareillement il y a 20 ans pour même crime ; et demain un voleur des grands chemins y sera rompu, [55] qui est natif de la rue Saint-Denis. [56]

J’ai vu ici un livre nouveau in‑4o imprimé à Lyon fait par un nommé Chapuzeau, [57] qui est une description de votre belle ville. J’y ai même vu votre nom, qui m’a réjoui. [15] Je vous prie de me mander qui est ce Chapuzeau, car j’ai autrefois ouï parler d’un homme de ce nom qui demeurait à Lyon et qui avait traduit les Colloques d’Érasme [58] (qui serait un fort bon livre à imprimer), qui était réformé, fils d’un secrétaire du roi que je me souviens avoir vu ici l’an 1621 et qui a fait un livre environ de ce titre, Des devoirs de l’homme in‑8o[16][59]

On parle ici mal de nos affaires en Italie : l’on dit que le duc de Modène [60] venant au camp de Valence où il était attendu, fut rencontré et presque pris par les Espagnols ; mais que ses troupes furent défaites et que si le siège n’est levé, que nous serons obligés de le lever. [17] Le maréchal de La Ferté-Senneterre et quelques autres bons prisonniers ont été tirés de Valenciennes par les Espagnols et emmenés à Anvers. [61]

On avait envoyé M. de Lionne en Espagne avec un jésuite espagnol pour y traiter de la paix générale sans que le pape s’en entremît. Quand il a été à Bayonne, [62] il a envoyé à Madrid demander un passeport pour lui et les siens. On lui a répondu qu’il n’en aurait point, que le roi [63] avait donné plein pouvoir de faire la paix au pape et que c’était à lui qu’il fallait s’adresser si on en voulait traiter. M. de Lionne est ici de retour.

On dit que devant Valenciennes il n’y en a pas tant de tués comme l’on disait, que la bataille n’a duré qu’une heure, qu’il y a beaucoup de prisonniers, 37 pièces de canon, quatre mortiers et tout le bagage ; [18] et que les deux armées de M. de Turenne et du prince de Condé [64] sont à une lieue près l’une de l’autre.

Enfin, M. Henry [65] a fait et conclu le traité avec M. de Montmor, [66] maître des requêtes, pour l’impression des œuvres de feu M. Gassendi, [67] pour MM. Anisson [68] et Devenet ; [69] on dit qu’il y aura quatre volumes in‑fo[19] On a bien de la peine de faire venir à concession ce bon M. de Montmor qui est un vieux Euclio Plautinus[20][70][71] et qui eût volontiers obligé de perdre Valenciennes ceux à qui il aurait délivré la copie. Enfin, un Lyonnais nommé M. Henry en est venu à bout, eius petinaciam vixit ; [21] mais je ne sais si ce sera au profit ou à la perte de ses libraires car j’apprends que multa desunt in toto [22] et que la copie est imparfaite en plusieurs endroits.

On parle ici de la peste d’Italie, comme elle est bien grande et comme elle s’épand cruellement par diverses provinces. Utinam ad nos non perveniat[23] on dit qu’elle n’est pas seulement à Rome, mais à Gênes aussi. [72]

Ce 28e de juillet. On a fait ici une capture de voleurs de grands chemins que l’on rompt avec beaucoup de cérémonies dans la Grève. Ce sont tous jeunes gens de différents lieux ; même, il y en a un de Paris nommé Javel, [73] fils d’un tireur d’or de la rue Saint-Denis, [24][74] qui a sollicité sa grâce par plusieurs moyens sans la pouvoir obtenir.

Il m’est ici venu voir un jeune médecin de Lyon, nondum aggregatus vestro Collegio[25] nommé Hedoin. [75] Il m’a parlé du dessein de M. Barra votre collègue sur Rondelet, disant qu’il a envie de le faire réimprimer avec des commentaires ; mais dites-moi, s’il vous plaît, qui est l’auteur de ces commentaires, est-ce lui, qui est encore jeune ? Non enim omnibus datum est adire Corinthum ; [26][76] nihilominus tamen opto ut tandem contingat, nova nempe editio operam Rondeletii, in‑fo[27]

Ce 29e de juillet. M. Guillemeau [77] vient de sortir de céans, qui m’a dit que nous avons levé le siège de Valenciennes parce que nos gens ne voulurent point combattre voyant les ennemis qui venaient les attaquer, malcontents de ce qu’ils manquaient de pain et d’argent. C’est qu’ils ont mieux aimé se rendre à l’ennemi que de combattre et se mettre en danger de se faire tuer pour le Mazarin qui veut avoir tout l’honneur de la guerre, et le profit pareillement, tant aux dépens des officiers que des pauvres soldats.

Un bruit court ici que M. le duc d’Orléans [78] veut aller voir le roi à La Fère et qu’il a écrit à la reine et au Mazarin ; que celui qui y fut de sa part, capitaine de ses gardes, fut fort bien reçu et que cette paix s’en va être refaite ; que le Mazarin en a tant témoigné de joie que rien plus. [28] L’on dit aussi que courrier est arrivé tout exprès d’Italie, qui apporte la nouvelle que Valence s’est rendue à nous [Cela est faux] : [29] voilà de quoi nous consoler de la perte que nous avons faite à Valenciennes.

Un maître des requêtes nommé M. de Hère, [79] intendant de justice en Touraine, y est mort d’un choléra morbus [80] en trois heures, d’y avoir trop mangé de melons ; [81] et tant que ce fruit dure ici, nous y voyons souvent telle maladie qui est atrocissimum et ferocissimum genus[30] et où beaucoup de friands sont attrapés.

Et Dieu merci, voilà votre chère lettre du 25e de juillet que je reçois avec grande joie par les bonnes nouvelles qu’elle m’apprend de votre santé. Je suis bien aise que M. Falconet soit en bonne disposition, je vous prie de lui faire mes recommandations. J’attends que j’aurai de ses nouvelles quand il nous enverra les Institutions de Rivière. [31] Seront-elles achevées bientôt ? Je ne présenterai point vos recommandations à M. Érasme Bartholin [82] car il partit hier pour Danemark. M. Blondel [83] me dit encore hier que lorsqu’il aura achevé son traité de Pleuritide qu’il dicte dans les Écoles, [32][84] qu’il le fera imprimer et qu’il en prendra l’approbation de ses collègues, etc. Il est fort résolu et fort savant, mais il est obscur in genere scribendi ; [33] néanmoins, je loue son courage et sa profonde érudition. Il hait fort Guénault [85] et des Fougerais, [86] et tout le parti antimonial, nec carebit eius scriptum acerrimis aculeis[34] Laissez là le livre de M. Chicot [87] quousque melior atque completior prodeat[35] Le libraire m’a encore parlé cette semaine d’une seconde édition ; si elle arrive, je vous enverrai des premiers ; je dis si elle arrive, sunt enim isti homines putidissimi lucriones et nebulones mendacissimi[36][88] Votre Stobée [89] grec latin est un fort bon livre et le Gesner, [90] un fort bon homme, savant et laborieux ; mais il n’était point médecin, comme j’ai compris par la lecture de ses épîtres que j’ai toutes lues autrefois (j’en ai fait autrefois un extrait fort curieux que j’ai céans). Scribebat et docebat, et tam multis per diem incumbebat [37] qu’il n’eut jamais le loisir d’apprendre le premier, seul, grand et unique secret de notre métier, quod est methodus medendi[38] qu’il n’a jamais entendu. Merus enim fuit empiricus, indigens Delo natatore tota vita[39][91][92]

Je connais bien votre M. Belay de Blois, [40][93][94] c’est un honnête homme, mais je ne connais point son neveu. Pour Montpellier, il est vrai qu’il y a aujourd’hui plusieurs chaires vacantes. M. Chastelain, [41][95][96] gendre de M. Courtaud, [97] est ici à ce que j’apprends. [98] Son beau-père lui avait par ci-devant cédé sa chaire de professeur, mais M. de Bosquet, évêque de Montpellier, [99][100] m’a plusieurs fois dit qu’il avait fait casser tout cela au Conseil et que personne n’aurait de chaires qu’à la dispute. Il m’a témoigné beaucoup de haine contre M. Courtaud pour un méchant livre qu’il dit avoir vu, plein d’injures contre M. Riolan, que M. de Bosquet honore et chérit ; c’est cette Seconde apologie in‑4o[42] Il dit qu’il ne permettra point que personne devienne professeur à Montpellier que par la dispute. Je ne sais ce qu’est ici venu faire M. Chastelain car, pour cette affaire au Conseil, il n’y gagnera rien contre l’évêque de Montpellier qui est ici puissant. Peut-être qu’il y vient à cause du bonhomme Courtaud, [101] frère de son beau-père, qui est si vieux qu’il n’en peut plus et qui n’a point d’enfants, mais en récompense qui a des bâtards et peu de bien. J’apprends que M. Soliniac [102] est encore ici, qui s’emploie avec l’évêque de Montpellier à empêcher ces résignations de chaires de professeur ; et sans cela, il s’en retournerait à Montpellier car la pratique ne l’y retient point, sibi famæque suæ decoxit : [43] Mme la duchesse de Lesdiguière [103] est morte ; [44] il a vu M. de Schomberg [104] et a assisté à l’ouverture de son corps, [105] où il a vu la pierre quem perfracte negaverat ; [45] M. de Montpellier dit que quand ses malades sont morts, il croit être absous de tout homicide quand il dit qu’il y avait un abcès là-dedans. [106] Il y a ici des Guénault, des des Fougerais, des Des Gorris [107] et autres charlatans qui ont aussi bon appétit que lui et qui tâchent aussi bien que lui de faire valoir leurs fourberies. Rainssant, [108] Bodineau, [109] < Le > Vignon, [110] Mauvillain, [111] Hureau, [112] Marès, [113] Petit, [114] Garbe, [115][116][117] Tardy, [118] Maurin, [119] Dieuxivoye, [120][121] les deux Renaudot, [122][123] de Bourges [124] Lopès, [125] et autres affamés courent après pour faire la seconde classe de ceux qui en veulent avoir per fas et nefas[46] et qui en savent autant que d’autres. Je ne connais point votre Mme Hervé ou ne m’en souviens point. La châsse de sainte Geneviève [126] ne fait point plus de miracles [127] qu’autrefois. Talia sibi miracula fingit imperitum vulgus, propter ignorantiam causarum[47][128] et de tout temps le peuple, qui est un sot, a été trompé par telles inventions ; sunt artes imperatoriæ, quibus decipitur populus[48] Jusqu’ici la moisson et la vendange [129] se sont montrées belles, mais il y a fort peu de malades, dont je loue Dieu. Cela me donne du loisir de me reposer et d’étudier un peu plus tranquillement, le monde est assez tourmenté d’autres fléaux, de guerre, d’impôts [130] et de moines, etc. [131]

Notre M. Allain, [132] paralytique depuis un an, a été à Bourbon [133] et en est revenu aussi malade qu’il y était allé. Je trouve tous les jours des exemples qui me confirment dans l’opinion de feu M. Nicolas Piètre [134] que aquæ illæ medicatæ plus habent celebritatis quam salubratis[49] Je n’en fais point d’état, Fallope [135] a eu raison de dire que curatio per fontes metallicos est curatio fortuita et remedium empiricum[50][136]

Ce 30e de juillet. Depuis ce que dessus écrit, j’ai entretenu M. l’évêque de Montpellier (avec lequel j’ai dîné chez M. l’archevêque de Narbonne), [137] qui m’a dit que Chastelain lui a fait des remontrances sur le brevet qu’il avait obtenu ; que l’opposition qu’il y a faite lui ruine sa fortune ; qu’il n’a épousé la fille de Courtaud qu’à ce dessein ; qu’il lui en a encore coûté 50 pistoles, sans les voyages qu’il en a faits ; et à tout cela, point d’autre réponse, sinon qu’il veut que les chaires soient disputées et que ce sera pour le mois d’octobre prochain. Je me recommande à vos bonnes grâces, et à mademoiselle votre femme et à M. Huguetan l’avocat, et suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Guy Patin.

De Paris, ce 1er du mois d’août 1656.


Écrire à l'éditeur
Licence Creative Commons "Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron" est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale 4.0 International.
Une réalisation
de la BIU Santé
×
     [1] [2]   Appel de note
    [a] [b]   Sources de la lettre
    [1] [2]   Entrée d'index
    Gouverneur   Entrée de glossaire

× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 1er août 1656

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0442

(Consulté le 16.10.2019)