À Charles Spon, le 1er août 1656
Note [37]

« il écrivait et enseignait, et s’appliquait chaque jour à tant de choses ». Guy Patin a ajouté dans la marge la parenthèse qui précède.

Jean de Stobée (Joannes Stobæus ou Stobensis), compilateur byzantin originaire de Stobi en Péonie (aujourd’hui Gradsko en Macédoine), vivait au ve s. de notre ère. Il a laissé un recueil divisé en deux parties qui sont communément intitulées Eclogæ physicæ et ethicæ [Églogues (morceaux choisis) physiques et éthiques] pour la première et Anthologicon [Anthologie] ou Florilegium [Florilège] pour la seconde. Il s’agit d’une sorte d’encyclopédie où l’auteur a rassemblé et classé méthodiquement une infinité de fragments des plus célèbres auteurs grecs, poètes, orateurs, philosophes, historiens, dont la plupart des ouvrages sont perdus ou ne nous sont parvenus que fort mutilés. Cet inestimable recueil a été édité un grand nombre de fois (G.D.U. xixe s.).

Guy Patin faisait allusion aux Iohannis Stobæi Sententiæ, ex thesauris Græcorum delectæ, Græce, nunc primum a Conrado Gesnero in Latinum traductæ, sic ut Latina Græcis e regione respondeant [Maximes de Jean Stobée, cueillies dans les trésors des Grecs : en grec, que pour la première fois Conrad Gesner a traduites en latin, en disposant le texte latin vis-à-vis du grec] (Zurich, 1543, in‑fo, pour une des premières éditions).

Gesner (v. note [7], lettre 9) était bel et bien médecin, il avait étudié à Montpellier et pris le bonnet doctoral à Bâle. Patin mentionnait aussi les Epistolarum medicinalium Conradi Gesneri, philosophi et medici Tigurini, libri iii. His accesserunt eiusdem Aconiti primi Dioscoridis asseveratio, et de oxymelitis elleborati utriusque descriptione et usu libellus. Omnia nunc primum per Casparum Wolphium… in lucem data [Trois livres d’Épîtres médicales de Conrad Gesner, philosophe et médecin de Zurich. Y ont été ajoutés son identification du premier aconit de Dioscoride et son opuscule sur la description et l’emploi de l’oxymel elléborisé. Le tout édité pour la première fois par Caspar Wolf…] (Zurich, Christophorus Froschoverus, 1577, in‑4o) ; v. notule {b} de la note [14], lettre 181, pour l’aconit.

Imprimer cette note
Citer cette note

x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 1er août 1656. Note 37

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0442&cln=37

(Consulté le 27.10.2020)

Licence Creative Commons