Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Grotiana 1

Note [36]

« Les nazaréens ne répondent au nom d’aucune contrée ; mais en Palestine, tous les chrétiens étaient ainsi appelés parce que leur Seigneur était nazarien. »

Outre ses Annotationes in libros Evangeliorum [Annotations sur les livres des Évangiles] (Amsterdam, 1641, v. note [2], lettre 53), Hugo Grotius avait publié, d’abord en néerlandais, puis en latin, un petit traité en six livres de Veritate Religionis Christianæ [sur la Vérité de la religion chrétienne] (Leyde, J. Maire, 1627, in‑24 de 202 pages), qui a connu de très nombreuses rééditions (généralement in‑12) avec augmentations. Le Grotiana transcrivait mot pour mot l’annotation g sur le chapitre v du livre ii, page 75 (édition de Paris, sans nom, 1650, in‑4o). Il s’y ajoute seulement un renvoi au verset 24:5 des Actes des Apôtres :

Invenimus hunc hominem pestiferum et concitantem seditiones omnibus Iudæis in universo orbe et auctorem seditionis sectæ Nazarenorum.

[Nous avons trouvé cet homme, qui est une peste, qui excite des divisions parmi tous les juifs du monde, qui est le chef de la secte des nazaréens].

Le Dictionnaire de Trévoux (rédigé par les jésuites) a bien expliqué la distinction philologique (existant en ancien hébreu, mais omise en français) qu’il conviendrait d’établir entre les adjectifs dérivés des mots Nazareth, nazaréat et nazaréen.


Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Grotiana 1, note 36.
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(Consulté le 04.02.2023)

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