À Charles Spon, le 31 décembre 1652
Note [15]

« sur les déserteurs et les apostats » :

Iudæ posteri apostatæ a religiosis ordinibus, Lucubratio R.P. Theopili Raynaudi, ex Societate Iesu. Qua et primarii quique a Cœtibus Religiosis Apostatæ, Iuda primicerio succenturiati describuntur ; et provecta gradatim ad summum iniquitatis fastigium atrocitas huius secundæ proditionis Christi Domini, ex Scripturarum et Patrum oraculis, demonstratur, adversus recens tentatam novo impietatis magisterio, complanationem viæ ad huiusmodi barathrum.

[Les Apostats issus des ordres religieux qui ont succédé à Judas, {a} élucubration {b} du R.P. Théophile Raynaud {c} de la Compagnie de Jésus. Où sont décrits chacun des meneurs apostats de compagnies religieuses qui ont succédé au précurseur Judas ; et où les paroles des Écritures et des Pères démontrent l’horreur de cette seconde trahison de Notre Seigneur Jésus-Christ qui s’est avancée graduellement jusqu’au plus haut sommet de l’iniquité, contre un nouveau maître de l’impiété qui a récemment tenté d’aplanir le chemin qui mène à ce genre de gouffre]. {d}


  1. V. note [2] de l’Introduction au Borboniana manuscrit.

  2. Fruit des veilles studieuses (v. note [2], lettre de François Citois datée du 17 juin 1639).

  3. V. note [8], lettre 71.

  4. Rome, Bernardinus Tanus, 1648, in‑4o de 485 pages ; la bibliographie de Sommervogel ne recense aucun autre titre ultérieur du P. Raynaud sur ce sujet.

Julien dit l’Apostat, Flavius Claudius Julianus (331-363), fut empereur de Gaule en 355 (dont il établit la capitale à Lutèce), puis de Rome en 361. Élevé dans la religion chrétienne, il tenta de rétablir l’ancienne religion dans l’Empire romain (ce qui lui valut le surnom que lui ont donné les chrétiens, v. note [36] du Naudæana 3).

Lucien d’Antioche (Samosate vers 235-Antioche 312), prêtre, saint et martyr de l’Église catholique, fut le promoteur d’une école d’exégèse rigoriste de la Bible qui refusait l’interprétation allégorique des Écritures Saintes.

Arius, l’un des élèves de Lucien, s’inspira de ses enseignements et fonda l’arianisme, hérésie proche de du socinianisme (v. note [13], lettre 127), qui nie la divinité du Christ.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 31 décembre 1652. Note 15

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(Consulté le 12.08.2022)

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