L. 71.  >
À Charles Spon,
le 21 octobre 1642

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Monsieur, [a][1]

Je vous écris en hâte ce petit mot de remerciement, pour le beau présent que vous m’avez envoyé, dont j’ai délivré la part à M. Moreau [2] qui vous remerciera par écrit. Je vous ai beaucoup d’obligation de vous être souvenu de moi si ponctuellement. [1] Je vous prie aussi de vous souvenir du jour et de l’an de la mort de Daléchamps ; [2][3] et s’il y a quelque parent de lui à Lyon, tâchez d’avoir quelque mémoire de sa vie. Voici la Saint-Martin tantôt venue ; à mesure que l’on fera ici quelques bonnes thèses, [4] je ne manquerai pas de vous les garder ; et pareillement toute autre chose qui le méritera. Le médecin de Lyon qui a dit à M. Du Clos, [5] le fils, médecin à Metz, [6] que Huguetan [7] s’en allait imprimer l’Hippocrate de Foesius, [8][9] s’appelle M. Le Gras. [10] Il est de la Religion, je pense que vous le connaissez bien. [3] Nous n’avons pas encore vu ici le premier tome de Zacutus, [11] in‑fo[4] Quand j’ai eu le bonheur de vous voir ici, nous avons parlé de deux choses dont je vous prie de me permettre que je vous fasse souvenir. [12] La première est d’avoir d’Allemagne les manuscrits que m’avez dits, tant de Caspar Hofmannus [13] que de Dan. Sennertus, [5][14] qui ne peuvent être que de fort bonnes pièces et qui seraient très bonnes imprimées à Lyon. La seconde est de tâcher de faire imprimer à Lyon, Disputationes Th. Erasti contra Paracelsum ; [6][15][16] il y en a quatre parties, auxquelles il faudrait ajouter celui de occultis pharmacorum potestatibus [17] afin de faire le livre de grosseur légitime in‑4o de lettres de Saint-Augustin. [7] Votre Negotiator religiosus est dans le vrai style du P. Th. Raynaud, [18] mais on dit pourtant ici qu’il le nie bien fort. [8] On achève ici l’édition de la Vie de Cardan[19] per capita[9][20] comme Suétone [21] a décrit celle des douze Césars. Dès qu’il sera achevé, je vous en souhaite la possession d’un que je vous dédie. M. le Cardinal [22] est ici arrivé dans sa machine et dans son lit le vendredi 17e de ce mois. [10] Je ne sais rien sur la presse digne de vous ici que Annotationes Hug. Grotii in Vetus Testamentum[23] qui sera in‑fo[11] On imprime aussi in‑4oGul. Ballonii de calculo, rheumatismo et arthritide, etc[12][24] mais je ne sais quand nous l’aurons : typographorum nostratium lentum est negotium[13] On a imprimé tout fraîchement en Angleterre Epistolas Erasmi [25] en deux volumes in‑fo[14] mais elles seront fort chères ; j’aime mieux me contenter de la vieille édition. Je vous baise très humblement les mains et suis, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Patin.

De Paris, ce 21e d’octobre 1642.


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 21 octobre 1642

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(Consulté le 26.08.2019)