À Claude II Belin, le 20 mars 1633, note 3.
Note [3]

La guerre d’Allemagne (depuis baptisée guerre de Trente Ans, 1618-1648) était alors dans sa phase « suédoise », opposant, d’un côté, les électorats protestants de l’Empire, alliés à la Suède, et de l’autre, les électorats catholiques, alliés à l’Autriche (v. note [7], lettre 21).

La mort du roi de Suède Gustave-Adolphe (v. note [23], lettre 209), tué le 6 novembre 1632 à la bataille de Lützen (v. note [10], lettre 13), avait plongé les belligérants dans l’indécision, avec la perspective d’une trêve évitant la reprise des hostilités au printemps de 1633.

Il n’en fut rien : Axel Oxenstierna (1583-1654, grand chancelier de Suède, de 1630 à sa mort) reconstitua à Heilbronn, le 15 avril, l’alliance du royaume et des princes protestants, et renouvela le 23 avril le pacte franco-suédois. Moyennant le versement annuel d’un million de livres à la Suède, la France, qui n’était pas encore en mesure de s’engager directement, entretenait la guerre d’Allemagne en finançant les opérations militaires suédoises. Son objectif était d’empêcher ainsi l’empereur de soutenir la guerre de l’Espagne contre les Provinces-Unies, alors protégées par Louis xiii. En mai 1633, Albrecht von Waldstein (v. note [8] du Borboniana 9 manuscrit), à la tête des troupes impériales, allait attaquer en Silésie (Bogdan, pages 150‑151).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 20 mars 1633, note 3.

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(Consulté le 20/04/2024)

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