Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Borboniana 2 manuscrit, note 32.
Note [32]

V. note [15], lettre 282, pour l’orientaliste Gilbert Gaulmin.

La langue punique, parlée dans l’Antiquité à Carthage (capitale proche de l’actuelle ville de Tunis) et dans ses colonies, était sémitique et cousine du phénicien.

Hannibal, prénom du plus célèbre général carthaginois (v. note [29], lettre 525), est ordinairement lié à une autre étymologie (Trévoux) :

« on ne peut douter que ce ne soit un nom punique. Cela supposé, il faut qu’il vienne du phénicien hhanna, qui signifie “ grâce ”, […] et de Baal, “ seigneur, maître, possesseur ”, et il signifie “ seigneur, ou maître de la grâce ”, c’est-à-dire, gracieux, plein de grâces. Ce qui confirme ceci, c’est que nous trouvons que des Hébreux ont aussi porté ce nom. Il est parlé dans Josèphe, livre xix, Antiq., ch. 7, {a} d’un juif nommé Annibal. » {b}


  1. Les Antiquités judaïques de Flavius Josèphe (v. note [18], lettre 95).

  2. Les linguistes modernes donnent à Hannibal le sens de « celui qui a la faveur du dieu Baal », et à Barca, le surnom du chef punique, celui de « foudre ».

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Borboniana 2 manuscrit, note 32.

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(Consulté le 22/02/2024)

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