Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Borboniana 3 manuscrit
Note [4]

En 1621, Jean-Pierre Camus, évêque de Belley (v. note [9], lettre 72), avait obtenu le doyenné de Saint-Germain-l’Auxerrois (v. note [25], lettre 317), paroisse du Louvre (et de Guy Patin), soit la tête de l’un des plus prestigieux chapitres du royaume, dont l’abbé Jean Lebeuf a décrit les avantages dans son Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris (Paris, Prault père, 1754, in‑8o, tome premier, première partie, pages 53‑54) :

« Le chapitre qui a fourni à l’Église de France tant d’illustres personnages a eu le droit de nommer presque à tous les bénéfices qui avaient été fondés sur son territoire, desquels je parlerai en détail ci-après : ce qui renfermait presque tout le quartier occidental de la ville et faubourgs de Paris, à commencer au grand Châtelet inclusivement et suivant la grande chaussée Saint-Denis, pour ne se terminer que vers Saint-Cloud, dont Chaillot se trouve excepté. {a} Les chanoines avaient même fait entre eux une répartition de ces nominations en 1565, et ils allaient officier dans beaucoup de ces églises aux fêtes de patron.

Entre plusieurs chapitres du royaume avec lesquels cette célèbre église était en confraternité, il n’est venu à ma connaissance que la très ancienne collégiale de Saint-Germain de la Châtre, au diocèse de Bourges, fondée par les princes Déols, {b} qui s’est dite sœur de Saint-Germain-l’Auxerrois de Paris.

Enfin, cette église collégiale, qui pouvait à juste titre se dire la fille aînée de la cathédrale de Paris, est retournée en 1744 dans le sein de celle dont elle était sortie il y avait onze à douze cents ans ; et la nomination des bénéfices auxquels elle présentait est revenue à l’ordinaire ; en sorte que la postérité ne pourra plus apercevoir de vestiges de sa primauté sur toutes les églises paroissiales de Paris que dans l’histoire de cette ville, et qu’autant que l’on maintiendra le culte de saint Germain évêque d’Auxerre, {c} dans tout le diocèse, dans un degré supérieur à celui du commun des autres saints, ainsi que le bréviaire de l’an 1745 l’a prescrit. » {d}


  1. Soit le quart nord-ouest de Paris et de sa proche banlieue.

  2. La principauté berrichonne de Déols, fondée au début du xe s., a été successivement dirigée par les barons puis comtes de Château-Raoul, puis par les ducs de Châteauroux (titre que possédaient les Bourbon-Condé depuis 1588).

  3. Germain d’Auxerre (Appoigny, près d’Auxerre, vers 380-Ravenne 448), évêque d’Auxerre en 418, saint évangélisateur de l’Auxerrois et de la Grande-Bretagne.

  4. V. note [66], lettre 150, pour Philippe ii Séguier qui fut en 1641 l’un des successeurs de Camus au doyenné de Saint-Germain-l’Auxerrois.

    V. note [55] du Borboniana 7 manuscrit pour la révision du Bréviaire romain consécutive au concile de Trente, qui a été rééditée (entre autres) en 1745 (4 volumes in‑4o, un pour chaque saison).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Borboniana 3 manuscrit. Note 4

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(Consulté le 21.06.2021)

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