Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Borboniana 2 manuscrit, note 59.
Note [59]

Un gâte-bois est une variété de gâte-métier : « gâte-pâte, gâte-plâtre, gâte-bois, gâte-cuirs, se dit des compagnons ignorants qui gâtent les matières qu’ils emploient ; et surtout, un gâte-papier se dit d’un mauvais auteur » (Furetière).

Être vain à langues est une locution inédite, que j’entends comme voulant dire : parler sur des sujets vains (sans intérêt) ; parler pour ne rien dire.

Les biographies de Théophile Raynaud que j’ai feuilletées commencent toutes à son entrée chez les jésuites (1602), sans parler de sa jeunesse ni de sa famille. Dans sa lettre du 13 mars 1665 à André Falconet (v. sa note [1]), Guy Patin a annoncé une Vie du R.P. Raynaud que voulait composer son collègue, le P. Jean Bertet, éditeur des Theophili Renaudi Opera omnia [Œuvres complètes de Théophile Raynaud] en 19 volumes in‑fo (Lyon, 1665, v. note [6], lettre 736) ; elle n’a pourtant jamais vu le jour. Ce qu’en dit le Borboniana est sans doute original, mais invérifiable et donc à prendre avec la plus grande circonspection : sa 5e partie (v. sa note [5]) est en effet revenue sur cette question, mais en fournissant des informations nettement plus honorifiques ; la discordance pourrait tenir au fait que les deux propos aient eu un auteur différent, Guy Patin pour l’un, et Nicolas Bourbon pour l’autre.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Borboniana 2 manuscrit, note 59.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=8203&cln=59

(Consulté le 01/03/2024)

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