À Charles Spon, le 17 juillet 1657
Note [6]

Jean Aubry (Auberi dans la graphie de Guy Patin), médecin empirique et alchimiste natif de Montpellier, vivait à Paris vers le milieu du xviie s., et mourut vers 1667. C’était un moine défroqué, moitié visionnaire moitié charlatan. L’abbé Aubry a composé des ouvrages extravagants, dont il tira cependant une sorte de célébrité :

  • Le Firmament de la vérité, contenant le nombre de cent démonstrations… qui prouvent que tous les prêtres… abbés commendataires, prédicateurs et barnabites doivent être damnés éternellement, s’ils ne vont prêcher l’Évangile aux Turcs, Arabes, Mores, Perses, Musulmans et Mahométans (Grenoble, F. de La Fournaise, 1642, in‑8o) ;

  • La Merveille du monde ou la médecine véritable, nouvellement ressuscitée… (Paris, Jacques Le Gentil, 1654, in‑4o, dédicacé à Mazarin) ;

  • Le Triomphe de l’archée… (v. infra note [42]) ;

  • une traduction en français du Triomphe de l’amour et l’échelle de la gloire, ou la médecine universelle des âmes… de Raymond Lulle (Paris, chez l’auteur de la traduction, sans date, in‑4o).

Guy Patin a consacré à Aubry une bonne partie de sa lettre latine du 27 octobre 1660, à Sebastian Scheffer : il l’y déclare alors âgé de 50 ans et fils d’un avocat de Montpellier, et conclut (v. note [11] de cette lettre) sur cette sentence sans appel, nec aliter est Abbas, quàm ego Iupiter Capitolinus, aut rex Abyssinorum [et il n’est pas plus abbé que je suis moi Jupiter capitolin (pape), ou roi d’Abyssinie].

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 17 juillet 1657. Note 6

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(Consulté le 16.05.2021)

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