À Charles Spon, le 20 mars 1649
Note [64]

Achevé dans les premières années du xviie s., le Pont-Neuf abritait sous sa deuxième arche jouxtant la rive droite une machine capable d’élever l’eau de la Seine pour arroser le jardin des Tuileries. Construite par l’ingénieur flamand Lintlaer, la pompe était logée dans un bâtiment orné d’un groupe représentant Jésus près du puits de Jacob et la Samaritaine lui offrant à boire : d’où vint l’habitude prise par les Parisiens de l’appeler la Samaritaine (R. et S. Pillorget).

Dubuisson-Aubenay (Journal des guerres civiles, tome i, pages 139‑140, janvier 1649) :

« Dimanche 31, bruit que dans la pompe de la Samaritaine, au Pont-Neuf, on a découvert de l’argent et posé garde […].
L’argent qui avait été indiqué en la Samaritaine du Pont-Neuf se trouva être de quinze mille livres seulement, au petit Jacquelin, mineur, et n’y en a point d’autre. »

Le maître de la pompe et sa femme furent conduits à la Bastille sous le chef d’avoir aidé plusieurs personnes à sortir de Paris pendant la nuit. Ils auraient aussi fait sortir de la vaisselle de la capitale (Jestaz).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 20 mars 1649. Note 64

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(Consulté le 03.12.2020)

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