Fiche biographique
Horst, Johann Daniel

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Fils aîné de Gregor ii Horst (v. note [33], lettre 458), Johann Daniel (Giessen 1616-Francfort 1685) [1] avait été reçu docteur en médecine de l’Université de Tübingen en 1636. D’abord professeur de médecine et de philosophie à Marbourg de 1637 à 1650, il obtint ensuite (1650-1662) la chaire médicale de Giessen avec le titre de médecin du landgrave de Hesse-Darmstadt. En 1663, il se retira à Francfort-sur-le-Main (Hesse). Il était membre de l’Académie des Curieux de la Nature (v. note [1] de la biographie de Philipp Jakob Sachs) sous le nom de Phénix. [2]

On lui doit :

  • les éditions des œuvres médicales complètes de son père (Nuremberg, 1660, avec son frère Gregor iii), des Questions médico-légales de Paolo Zacchias (Francfort, 1666) et des œuvres de Lazare Rivière (ibid. 1674) ;

  • divers autres ouvrages de médecine, dont le Manuductio ad Medicinam [Guide pour la médecine] (v. note [32], lettre 458) est celui dont Guy Patin a le plus parlé.

Horst prônait très ouvertement la médecine et la pharmacie chimiques (v. note [37], lettre 469), ce qui n’empêchait pas Patin de correspondre fort amicalement avec lui et de le tenir en haute estime. Notre édition contient 27 lettres latines qu’il lui a écrites, datées du 24 août 1657 au 25 août 1668. Les deux enfants aînés de Johann Daniel y sont mentionnés :

  • Elisabeth Marie, née en 1638 et épouse de Lorenz Strauss (v. note [9], lettre latine 247) ;

  • Georg, né en 1641, qui étudiait la médecine et vint perfectionner ses connaissances à Paris en 1664, puis à Bâle, où il fut reçu docteur en octobre 1665 ; il exerça ensuite à Francfort (v. note [3], lettre latine 98).

La Bibliothèque universitaire de Bâle conserve et met en ligne quelques lettres manuscrites de Johann Daniel Horst à Johann Caspar Bauhin, dont une (cote G2 I 9:Bl. 203‑204), datée de Francfort le 14/4 mai 1672 (double date grégorienne/julienne), qui commence par ces mots :

Lætor ex animo Te ex voto valere, uti ex filio meo
rescivi. Deus Optimus Maximus Te dius servet incolu-
mem. Communem nostrum Amicum Dn. Patinum obijsse
hic dicunt. Sic sequitur unus et alter. Omnia
secundum Voluntatem Domini
.

[Comme j’ai su par mon fils {a} et conformément à mes souhaits, je me réjouis du fond du cœur que vous vous portiez bien. Puisse Dieu tout-puissant vous conserver longtemps en belle santé. On dit ici que M. Patin, notre commun ami, est mort. À chacun son tour, la volonté du Seigneur décide de tout].


  1. Georg Horst, qui avait achevé ses études auprès de Bauhin en octobre 1665 (v. note [1], lettre latine 421).


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Fiche biographique. Horst, Johann Daniel

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(Consulté le 06.08.2020)