L. 458.  >
À Charles Spon,
le 26 décembre 1656

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Monsieur, [a][1]

Je vous envoyai ma dernière le mardi 12e de décembre par la voie de M. Falconet. On dit ici que nous aurons la guerre l’été prochain avec l’empereur [2] et que ce sera M. le prince de Conti [3] qui en sera le général, ou tout au moins M. de Guise. [4] Le mercredi 13e de décembre, dans les Marais du Temple, [5] tout contre le Calvaire, [1][6] à la pointe du jour, se sont battus en duel [7] quatre maîtres de salle qui se sont tous quatre entretués, [2] il n’y en a plus qu’un qui ne peut guère longtemps vivre. Le 14e de ce mois, le roi [8] a fait mettre dans la Bastille [9] le chevalier de Ligny, [3][10] neveu de M. le chancelier[11] pour une insolence qu’il a faite à la comédie, aux Marais du Temple, avec 40 soldats qu’il avait menés quant et soi, pensant y maltraiter un homme qu’il n’y trouva pas, qui était un valet de chambre de M. de Guise, avec lequel il avait eu querelle en une autre comédie.

Ce 16e de décembre. J’ai vu aujourd’hui des gens de Languedoc qui ont belle peur à cause que le roi veut faire un nouveau parlement à Nîmes, [12] au détriment et à la perte de celui de Toulouse. [13] On dit que c’est le présidial de Nîmes et l’évêque de la même ville [14] qui ont entrepris cette affaire-là et qu’elle réussira au grand détriment du parlement de Toulouse ; et que cet évêque dit tout haut que cette nouvelle institution va au profit du roi et même à l’honneur de Dieu, en tant que c’est une bonne invention pour rembarrer les huguenots [15] de la province. [4] Je pense pourtant que ceux de Toulouse emploieront tout leur crédit pour l’empêcher. M. de Chenailles, [16] notre conseiller prisonnier, a refusé de répondre aux commissaires députés, disant qu’il n’est point dans une des prisons du Parlement et que quand il y sera, il dira bien des choses. Là-dessus, le Parlement a ordonné qu’il sera interpellé, par trois jours de suite, de répondre ; au bout desquels, s’il ne parle, qu’on lui fera son procès comme à un muet. [5] La 16e lettre [17] contre les jésuites [18] a commencé d’être publiée aujourd’hui, je l’aurai pour vous et pour M. Gras bientôt. [6] On dit que si les jésuites s’arrêtent, que ceux du Port-Royal [19][20] en demeureront là ; sinon, qu’ils en feront plus de 60. Je ne sais si les jésuites pourront bien se taire, combien qu’ils aient très mauvais jeu ; mais ces carabins sont si glorieux que, lors même qu’ils ont tort, ils veulent triompher de tout le monde. J’apprends que le fils de M. Moreau [21] a grand regret d’avoir vendu la bibliothèque [22] de feu Monsieur son père, [23] d’autant qu’on lui a rapporté que les libraires qui l’ont achetée se sont vantés qu’il y avait en cet achat pour 4 000 écus de profit pour eux. Ce fils dit que c’est son beau-père, sa belle-mère et sa femme qui lui ont donné ce mauvais conseil ; mais il n’est plus temps de s’en repentir, il n’a plus qu’à dire, comme frère Jean [24] dans Rabelais, [25] Vogue la galère ; c’est une affaire vidée, ad quam non datur regressus[7]

Le Phrygius sur les Épidémies [26][27] que M. Huguetan a imprimé in‑4o doit avoir une seconde partie, laquelle était sur la presse l’an passé à Pavie, [28] quelque temps avant que la ville fût assiégée. N’en avez-vous rien ouï, ne sont-elles pas à Lyon, ou réimprimées ou de l’impression d’Italie ? [8]

Ce 18e de décembre. Enfin, M. de Chenailles a répondu à ses commissaires. Il a pleuré au commencement et puis après il a parlé. On dit qu’il se défend fort bien et qu’il n’a pas voulu avouer ni reconnaître trois lettres écrites de sa main qui lui ont été représentées. Le Parlement a ordonné que nouvelles confrontations lui seraient faites des arrêts qu’il avait signés, tant en sa quatrième des Enquêtes qu’en la Chambre de l’édit [29] lorsqu’il y a été rapporteur. Il a couru ici un bruit d’une grande maladie du roi de Suède [30] et que l’empereur était tombé en une apoplexie ; [31] mais ces bruits, manquant de confirmation, sont apparemment faux. Je viens de rencontrer M. Des Gorris, [32] lequel m’a dit que le carême prochain il présidera en cardinale [33] sous ce titre, Estne Methodus medendi medicorum Parisiensium omnium saluberrima ? [9] et qu’après qu’icelle thèse aura été soutenue, il la fera réimprimer avec son autre de venæ sectione med. Paris.[10] avec des commentaires.

Mais tandis que nous sommes ici en réjouissance pour le doctorat, [34] qui sera demain, de notre Carolus [35] qui fit hier son invitation, ut moris est[11] voilà que je reçois votre précieuse et belle lettre de plusieurs pages où j’ai appris plusieurs bonnes choses et entre autres, des nouvelles de votre santé et de toute votre famille. Je ne me souviens pas de vous avoir envoyé cette lettre de deux pages sans souscription, [12] ni pourquoi, mais Dieu soit loué de tout. J’ai bien de l’obligation à M. Devenet [36] du soin qu’il a pour moi, utinam cito accipiam talem fasciculum[13] il y a là-dedans quelque chose de bon ; je vous supplie de l’assurer de mon très humble service, et pareillement votre bon compère M. de Gonsebac [37] qui m’oblige fort de se souvenir de moi. Enfin, j’aurai donc votre tableau. [38] Dieu soit loué de tout, je le mettrai en bon endroit ; mais en quelque lieu que je le colloque, je ne me souviendrai guère plus souvent de vous que je fais tous les jours, comme vous pouvez aisément reconnaître par les lettres que je vous envoie de temps en temps. Quand j’aurai reçu ledit portrait, je ferai mes efforts de lui chercher quelque place honorable. Vous pouvez bien croire qu’il me sera très cher, je tâcherai de ne vous mettre en pire compagnie que feu MM. Naudé [39] et Gassendi, [40] dont le premier a été mon intime très particulièrement 32 ans entiers, et l’autre y eût succédé s’il eût plus longtemps vécu.

Puisque M. Rigaud [41] vous a rendu tout notre manuscrit, [14][42] faites-en donc un petit paquet et me le renvoyez dans quelque balle d’assurance, j’en paierai le port de deçà. Cela me fera prendre quelque autre résolution que je vous communiquerai en son temps ; mais n’oubliez pas d’y mettre cette copie écrite de votre main, laquelle je prendrai soin de lire à cause de vous.

Rem miram mihi narras atque novam de cæde iunioris Salmasii, de qua ex animo doleo tum propter clarissimum parentem, eruditorum Phœnicem, tum propter filium, meliore fortuna dignum[15][43][44]

J’ai vu en cette ville un catalogue de livres de divers endroits, lequel venait de Genève, où entre autres sont Epistolæ Salmasii ; [16] je crois que c’est le premier tome car M. Daillé, [45] le ministre qui a autrefois travaillé à en faire le recueil, m’a dit que le second tome était sur la presse. M. Ogier [46] le prieur m’a dit qu’au premier loisir qu’il aura, il veut travailler à faire le recueil de toutes les écritures de son frère, [47] pour le second tome de son voyage et pour y ajouter le reste de ses poésies latines, dont il y en a quelques-unes faites à cause de moi.

Je suis affligé comme vous de la mort de feu M. Moreau, je le regrette tous les jours de plus en plus. Son fils même m’en augmente le regret en ce qu’il ne prend guère le chemin de ressembler à Monsieur son père, qui était un homme très sage et discret : filius enim hic pessime audit nomine της οινοφλυγιης. [17] Je vous remercie des beaux épitaphes que vous m’en avez envoyés.

Vous m’obligerez de faire mes très humbles recommandations à MM. Gras, Guillemin, Falconet et Garnier, comme aussi à M. Sauvageon [48] qui a bien connu fort particulièrement MM. Moreau et Guillemeau, et qui peut vous en dire bien des nouvelles. Je vois bien ici des gens qui ont en divers temps connu feu M. Guillemeau, [49] mais je n’en vois aucun qui en ait tant su que moi : nous étions de même licence [50] et l’ai hanté 32 ans entiers, et ai eu participation de l’esprit du compagnon, courtisan autant que pas un, callidissimum et astutissimum citeriorem aulicum, intus et in cute apprime novi[18][51] Son autre médecin avec moi était le bonhomme Barralis, [52] qui ne l’a bien connu qu’après sa mort. Je n’y ai point été trompé, il ne m’a rien laissé par testament : il y a plus de 24 ans que je l’ai cru ainsi, ex perspecta hominis indole ; [19] cet homme se jouait de son esprit, sed ad rem suam potissimum attendebat[20] En quelque part qu’il soit, Dieu le veuille bien consoler, personne ne le regrette de deçà et tout le monde regrette le bon M. Moreau.

Ce que vous me mandez du jeune médecin d’Amiens [53] est vrai, il s’appelle Dourlan, [54] fils d’un avocat de la même ville : il a demeuré chez Vallot [55] cinq mois et y a été précepteur d’un des enfants ; il est docteur d’Angers [56] et a ici fait imprimer une thèse qu’il a dédiée à cet archiatre, pleine de très puantes menteries ; nec mirum, moribus istis hodie vivitur, præsertim in aula[21] Ce jeune médecin est catholique et serait là mal venu s’il était autre.

Je parlerai au fils de feu M. Moreau de vitis illustrium medicorum Parisiensium, mais je pense qu’il n’en faut rien attendre et qu’il n’y a rien d’achevé de ce sujet-là ni de plusieurs autres ; le bonhomme avait trop peu de loisir et son fils dit que son père ne lui a rien recommandé, ni de cela, ni de l’École de Salerne[22][57] Je vous demande (mirare impudentiam meam, et ignosce[23] une copie de ce prieur de Sainte-Foy [58] qui a tant pris de peine de défendre les loyolites, [24] et en récompense vous aurez les lettres du théologien de Port-Royal dont nous sommes dans l’attente de la 17e[6] Bon Dieu, comment ces maîtres passefins sont traités dans la 15e et dans la 16e, ah, qu’il y a encore d’honnêtes gens au monde ! Puissent-ils y être bien conservés afin de résister à la tyrannie de tant de méchants qui in terra panem edunt[25] Je pense que M. Cellier [59] ne manquera pas d’envoyer de deçà son nouveau livre, Annales Massilienses[26] Cette espèce de livre doit être bonne, mais j’ai regret que ce soit opus Loyoliticum, sunt enim isti scriptores mendacissimi[27] Le neveu de M. Merlet [60] qui a été votre compagnon a été médecin en Normandie et y est mort. [28] Ruffin [61] et Jamot [62] sont aujourd’hui les deux meilleurs opérateurs que nous ayons à Paris ; [63] on parle aussi d’un autre Colot, [64] parent du défunt, [65] qui a été en Espagne et qui vient de Bordeaux pour s’habituer à Paris.

Ce 19e de décembre. Enfin, ce jourd’hui, mardi 19e de décembre, notre Carolus a été couronné et fait docteur de la main de M. Barralis le bonhomme. Au sortir de nos Écoles, nous sommes venus dîner céans, environ 32 docteurs, où l’on a bu egregie [29] de bon vin de Beaune [66] et du vin d’Aï [67] dont les tonneaux sont en notre cave. On n’a point oublié de bien boire à la santé des trois Patin, utinam consilia nostra fortunet Deus Optimus Maximus[30]

J’ai ouï parler de votre Jean-Daniel Horstius [68] qui est auprès du landgrave de Darmstadt ; [31][69] j’ai même vu quelque chose qu’il a fait imprimer, il me semble que c’est Manuductio ad medicinam, où il prend plaisir de s’exercer avec M. Plempius [70] qui est un fort savant professeur à Louvain. [71] Ce Jean-Daniel Horstius acres et ingentes gerit spiritus[32] quelqu’un m’a mandé qu’il est homme glorieux et superbe, et qu’il ne s’accorde guère bien avec personne. Il est fils de maître qui a beaucoup écrit. [33][72] Pour leurs vaisseaux lymphatiques, [73][74] je n’en dis mot, je n’y connais rien et ne m’en soucie point, ad maiora et ad meliora propero ; [34] tous ces Messieurs-là sont trop curieux de telles nouveautés, il vaudrait mieux qu’ils étudiassent la science des anciens dans Hippocrate, [75] Galien [76] et Fernel. [77] S’ils ont des querelles, qu’ils les accordent. Vous avez de meilleurs sujets à vous employer, votre temps vous est plus précieux que toutes ces nouvelles curiosités. Si deux hommes de cette trempe m’avaient voulu prendre pour juge, je leur dirais après Virgile, [78][79][80]

Non nostrum inter vos tantas componere lites, etc.
Non vacat exiguis rebus adesse Iovi
[35]

Ce 21e de décembre. Le jeune Moreau m’a mainte fois dit depuis la mort de Monsieur son père qu’il me veut venir voir et m’entretenir toute une soirée. Je l’ai toujours attendu selon qu’il m’a promis et néanmoins il n’y vient point ; je sais bien qu’il est fort déréglé et peu constant. S’il y venait, peut-être que j’apprendrais quelque chose de lui des affaires et des desseins de feu Monsieur son père ; toutefois, j’ai quelque opinion qu’il n’en sait guère, je crois qu’étant fort déréglé, le bonhomme ne lui communiquait presque rien. Vous savez comment nous sommes nécessaires les uns aux autres à Paris, tant pour les affaires de l’École que pour celles de dehors, et néanmoins, le bonhomme ne m’a jamais dit un mot de son fils ; ce qu’il pouvait hardiment et puissamment faire, tant à cause de l’honneur que je lui portais que pour la sûre et constante amitié qui était entre nous deux depuis l’an 1622. Je vous dirai par avance que, comme un jour je lui parlais des vies de nos médecins de Paris, [22] il me répondit avec indignation que la plupart n’en valaient pas la peine et que s’il avait du temps d’écrire, qu’il l’emploierait bien à quelque meilleur sujet. Il était homme colère et parcus laudator : [36] à peine l’ai-je jamais vu louer personne, pas même le grand Simon Piètre, [81] qui a été un homme incomparable qui mourut l’an 1618, chez lequel il avait demeuré, qui était cause de sa fortune et qui lui avait fait épouser sa propre nièce ; [82] et comme il ne louait guère personne, aussi ne blâmait-il que rarement, mais il digérait sobrement lui tout seul ses morceaux, tacito gaudebat sinu, et a pravis ac improbis hominibus solo contemptu se vindicabat[37]

Les parents de M. de Chenailles, conseiller prisonnier en la Bastille, ont grande peur de l’événement. Ils vont solliciter tous les conseillers de la Cour et les prient de lui vouloir être favorables quand on en viendra au jugement, c’est signe qu’ils en ont quelque mauvais vent.

Je vous prie de dire à M. Huguetan le libraire que je lui baise les mains et que je le prie, en l’impression des œuvres de Io. Heurnius, [83] de n’ôter ni retrancher aucune des épîtres, lesquelles se rencontrent en tant de traités et divers opuscules qui composent tout l’ouvrage. Y travaille-t-on tout de bon, est-il bien commencé ? [38]

J’ai céans du P. Guesnay [84] un livre in‑4o intitulé, ce me semble, Magdalena Massiliensis ; mais il a écrit autre chose, faites-moi la grâce de vous en enquérir et de me le mander. Je pense qu’il a fait quelque réplique à M. de Launoy, [85] docteur de Sorbonne, [86] qui avait écrit que jamais la Madeleine [87] n’était venue en Provence. [26] L’index de tous les ouvrages du P. Théophile Raynaud [88] a été imprimé chez M. Ravaud, à ce qu’il m’a dit lui-même ; si celui que vous aviez dessein de m’envoyer est perdu ou égaré, vous en pouvez aisément recouvrer un là-dedans.

Ce 22e de décembre. M. Henry, [89] natif de Lyon, qui a fait avoir à M. Anisson [90] la copie des écrits de feu M. Gassendi, [91] m’a fait voir aujourd’hui la première feuille de l’impression de ce grand ouvrage. Je ne l’ai regardée que superficiellement, mais pour l’ornement de la besogne et la commodité des lecteurs, je voudrais qu’on en eût retranché tant d’accents inutiles et importuns ; [92] ou si l’on s’en veut servir, tout au moins que l’on n’en mette que là où il y a lieu d’en mettre : ainsi, l’on n’en mettra ni à bene, ideo, idcirco, itaque, etc. ; [39] c’est un avis que vous me ferez plaisir de donner à M. de La Poterie [93] qui était le secrétaire, l’écrivain, le maître d’hôtel, l’intendant et le Topanta [40] du bon et savant feu M. Gassendi. Je lui donne toutes ces qualités, lesquelles sont belles et honorables, cum enim esset Æsopo simillimus, solus hero faciebat familiam ; [41][94][95] et en même temps vous lui ferez aussi mes très humbles recommandations, et à M. Devenet pareillement. Je vous demande pardon de tant de peines et de fâcheuses commissions que je vous donne pour mes amis, mes inclinations et mes petits intérêts ; mais puisque vous voulez bien être mon ami à tant de frais et si peu de profit, excusez au moins ou agréez mes importunités. Je vous prie aussi de faire mes recommandations à notre très cher et ancien ami M. Huguetan l’avocat et lui dites, s’il vous plaît, que notre Carolus est docteur ; et même qu’il se présente un bon parti pour le marier, mais que nous n’avons point hâte. Quand est-ce que l’on commencera l’impression de toutes les œuvres de Cardan ? [96] Où est maintenant M. Ravaud, à Lyon ? Je ne pense pas, mais plutôt à Lisbonne.

La paulette [97] finit dans huit jours, elle n’est pas renouvelée pour les officiers ; et si la déclaration n’en vient bientôt du Conseil au Parlement, cela fera trembler les vieux officiers qui sont en danger de mourir ; et même, j’entends beaucoup de gens qui s’en trémoussent, vieux et jeunes ; vous savez le proverbe des Hébreux, Iuvenes mori possunt, senex diu vivere non possunt[42] On dit que M. de Chenailles est en état de sortir de son affaire ses bagues sauves, [43] à cause de M. le maréchal de Turenne [98] qui s’en mêle ; et même dit-on, que Cromwell [99] s’en est mêlé aussi. Le temps nous en apprendra davantage. Je vous souhaite bon jour et bon an, et suis de toute mon âme, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur,

Guy Patin.

De Paris, ce mardi 26e de décembre 1656.

Mme de Mancini, sœur du Mazarin, [44][100] âgée de 50 ans et mère de la belle [101][102] qui est à la cour, que l’on dit être promise au prince Eugène, [103] fils puîné du prince Thomas, [104] est ici fort malade d’une fièvre continue. [105] Je vous prie de faire rendre la présente à notre bon ami M. Falconet. Vale et me ama[45]


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 26 décembre 1656

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(Consulté le 22.10.2019)