À Charles Spon, le 28 octobre 1663
Note [3]

V. note [22], lettre 752, pour le Journal de Louis Gorin de Saint-Amour, livre qui fut condamné par le lieutenant civil au Châtelet de Paris, Simon Dreux d’Aubray, à être brûlé le 14 mai 1663. Dans un entretien avec l’archevêque de Paris, Hardouin de Beaumont de Péréfixe, le 16 avril 1664, Claude Lancelot intervint longuement sur le Journal, comme il l’a rapporté dans ses Mémoires :

« “ C’est bien le livre le plus impertinent, le plus plein d’impostures et de faussetés, et le plus injurieux au pape qui fût jamais, répliqua Péréfixe. Enfin, un livre qui ne mérite que le feu et la flamme, comme en effet il a été brûlé très justement. ” […] C’est ici où il s’emporta le plus et où il parla avec le plus de chaleur. Puis il ajouta : “ Il a aussi eu la hardiesse de parler de moi et de me mettre dans son Journal […]. Il n’y a rien de plus faux que ce qu’il en dit. ” »

Il n’y eut apparemment pas d’autre tome au Journal, mais il fut traduit en anglais en 1664.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 28 octobre 1663. Note 3

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(Consulté le 17.09.2019)

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