À André Falconet, le 16 mars 1666, note 3.
Note [3]

Blancs-Manteaux est le nom qu’on donna initialement (mais apparemment à tort, v. notule {a}, note [5] du Borboniana 6 manuscrit), pour la couleur de leur robe, aux servites ou serviteurs de la Sainte Vierge. Cet ordre de moines mendiants fondé en Italie au xiiie s. s’installa à Paris, et Louis ix leur donna en 1258 une maison située dans le ive  arrondissement et qui porte toujours leur nom. L’église du couvent (aujourd’hui Notre-Dame) des Blancs-Manteaux a été rebâtie à la fin du xviie s. On a conservé ce nom aux différents religieux qui ont occupé la maison qu’avaient les servites à Paris, même si depuis la fin du xiiie s., elle a appartenu à des moines qui ont des manteaux noirs : en 1298 elle fut donnée aux guillemites, qui la cédèrent en 1618 aux bénédictins de Cluny (v. note [4], lettre 817) qui l’ont cédée à leur tour aux bénédictins de Saint-Maur qui l’occupaient alors.

V. note [4], lettre 868, pour ce que François Blondel préparait contre l’antimoine.

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 16 mars 1666, note 3.

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(Consulté le 21/04/2024)

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