À Charles Spon, le 17 octobre 1653
Note [35]

Catherine de Médicis (Florence 1519-Blois 5 janvier 1589), reine de France, épouse du second fils de François ier, qui régna sous le nom de Henri ii de 1547 à 1559 (v. note [26], lettre 86), était la fille de Laurent ii de Médicis et la nièce du pape Clément vii (Jules de Médicis, v. note [50], lettre 292). Après dix ans de stérilité conjugale (v. note [6] du Borboniana 2 manuscrit), Catherine donna naissance à dix enfants, dont les trois derniers rois de la dynastie des Valois (François ii, Charles ix et Henri iii), et Marguerite (dite la reine Margot), première épouse du futur roi Henri iv. Elle fut régente de l’avènement de Charles ix en 1560 jusqu’à sa majorité en 1563, mais elle continua ensuite, comme reine mère, à jouer un rôle politique éminent jusqu’à sa mort. Elle fut l’une des instigatrices de la Saint-Barthélemy (v. note [30], lettre 211).

René de Birague (1506-1593), gentilhomme milanais, dut se réfugier en France où il acquit la confiance de François ier pour devenir successivement conseiller au Parlement, surintendant de la justice, président du sénat de Turin, gouverneur du Lyonnais, du Forez et du Beaujolais. Le roi l’envoya ensuite au concile de Trente (v. note [4], lettre 430) pour y faire approuver la paix conclue avec les huguenots. Charles ix lui confia les sceaux en 1570. Birague assista en cette qualité au Conseil secret où fut décidée la tuerie de la Saint-Barthélemy ; on prétend même que la dignité de chancelier, qu’il obtint l’année suivante, fut le prix de sa complaisance. Devenu veuf, il fut fait cardinal en 1578 par le pape Grégoire xiii. Birague était réputé des plus odieux parmi les intrigants italiens de la cour des Valois. Il avait la réputation d’empoisonner ses ennemis. Quand le maréchal de Montmorency fut arrêté en 1575, il déclara publiquement : « Je suis averti de ce que la reine veut faire de moi et il ne faut pas tant de façons : qu’elle m’envoie seulement l’apothicaire de M. le Chancelier, je prendrai ce qu’il me baillera » (G.D.U. xixe s.).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 17 octobre 1653. Note 35

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(Consulté le 05.02.2023)

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