À Charles Spon, le 16 novembre 1655
Note [4]

Charles de Saint-Germain avait été carme déchaussé. Défroqué, il avait été mis en prison pour libertinage de mœurs et relevé de ses vœux, avant de devenir médecin ordinaire du roi. En avril 1668, dans le prolongement de l’arrêt prononcé par le Conseil en 1648 pour mettre fin aux querelles entre les médecins de Paris et ceux des provinces (v. note [32], lettre 399), Saint-Germain réunit les partisans de l’intégration et se fit nommer leur procureur syndic pour dresser en janvier 1669 un tableau de la Compagnie où figuraient les noms de 48 médecins provinciaux autorisés à exercer dans Paris : c’était l’acte fondateur de la Chambre royale des médecins des Universités provinciales à laquelle appartenaient nombre de praticiens influents tels qu’Antoine Vallot, Antoine d’Aquin, Jean Pecquet ou André Esprit (P. Delaunay, pages 15, 306 et 383).

La production médicale de Saint-Germain était alors déjà conséquente, avec quelques titres montrant qu’il avait certains goûts en commun avec Guy Patin :

  • L’École méthodique et parfaite des sages-femmes, ou l’art de l’accouchement, divisée en quatre parties (Paris, Gervais Clousier, 1650, in‑8o) ;

  • Hippocratis Aphorismorum methodica praxis… [Pratique médicale des Aphorismes d’Hippocrate…] (Paris, Gervais Clousier, 1650, in‑12o) ;

  • Les vii livres de la Physiologie de Jean Fernel (Paris, 1655, v. note [1], lettre 36) ;

  • Le Médecin royal, ou le parfait Médecin charitable, divisé en trois parties, enseignant par ordre alphabétique les noms, qualités… des médicaments… le formulaire ou méthode d’ordonner, la manière de faire et préparer en la maison… les remèdes… (Paris, Cardin Besongne, 1655, in‑8o) ;

  • Traité des fausses couches, enseignant la nature des faux germes, embryons, avortons et moles… (Paris, Cardin Besongne, 1655, in‑8o) ;

  • La Méthode générale de guérir les fièvres, composée en latin par Messire Jean Fernel, traduite en français… (Paris, Jean Guignard, 1655, in‑8o).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 16 novembre 1655. Note 4

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(Consulté le 28.02.2021)

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