À Charles Spon, le 16 novembre 1655
Note [4]

Charles de Saint-Germain avait été carme déchaussé. Défroqué, il avait été mis en prison pour libertinage de mœurs et relevé de ses vœux, avant de devenir médecin ordinaire du roi. La production médicale de Saint-Germain était alors déjà conséquente :

  • L’École méthodique et parfaite des sages-femmes, ou l’art de l’accouchement. divisée en quatre parties. Enseignant par demandes et réponses très faciles et intelligibles : l’anatomie de la matrice et autres parties génitales ; le temps de la conception ; l’ordre de la formation de l’enfant et des ses parties ; les différences, causes et signes de l’accouchement auparavant, dans et après le terme ordinaire, comme 10, 11, 12, 13, 14, 15 mois, deux ans et plus ; la pratique des préceptes et remèdes propres et nécessaires aux maladies et accidents de la grossesse et de l’accouchement ; l’office des gardes des femmes en couches ; le gouvernement de l’enfant nouveau-né et le choix d’une bonne nourrice. Ensemble la décision des plus belles, rares et curieuses questions qui se rencontrent sur ce sujet, avec plusieurs avis et conseils très importants dans l’état d’un heureux mariage. Dédiée à Monsieur Guillemeau, {a} conseiller médecin ordinaire du roi. Par Charles de Saint-Germain, docteur en médecine parisien. ; {b}

  • Hippocratis Aphorismorum methodica Praxis. In quatuor partes divisa. In qua Medicinæ praxis, ex Hippocratis Aphorismorum, clara, facili, correctiore, atque ex multis probatioribus collecta, nec non diligenti nostra cum Græco idiomate, collata interpretatione illustratorum, contextu ordinate et methodice explicatur. Ad Nobilissimum, Clarissimumque D.D. Franciscum Vautier Regis in sacro Consistorio Consiliarum, et Archiatrorum Comitem…

    [Pratique méthodique des Aphorismes d’Hippocrate. Divisée en quatre parties, où est expliquée avec ordre et méthode la pratique de la médecine, par un assemblage clair, aisé et fort correct tiré des Aphorismes d’Hippocrate parmi les mieux éprouvés, ainsi que de notre interprétation soigneuse des plus remarquables d’entre eux, fondée sur le texte grec. Dédié au très noble et brillant M. François Vautier, {c} conseiller du roi en son Conseil d’État et comte des archiatres…] ; {d}

  • Les vii livres de la Physiologie. Composés en latin par Messire Jean Fernel, {e} premier médecin du roi Henri ii. Traduits en français… Dédiés à Monseigneur le procureur général, ministre d’État et surintendant des finances ; {f}

  • Le Médecin royal, ou le parfait Médecin charitable. Divisé en trois parties. Enseignant par ordre alphabétique les noms, qualités, facultés, vertus manifestes, occultes ou cachées des médicaments simples, le formulaire ou méthode d’ordonner, la manière de faire et préparer ne la maison avec facilité et peu de frais les remèdes internes et externes, propre et nécessaire pour guérir toutes les sortes de maladies : L’usage et le temps d’en user, avec le prix et la valeur des médicaments simples et composés, et les marques et figures de médecine. Dédié au roi… Nouvelle édition, reçue et corrigée par l’auteur ; {g}

  • Traité des fausses couches. Enseignant la nature des faux germes, embryons, avortons et moles ; les accidents qui précèdent et accompagnent les fausses couches, le pronostic, les précautions et les remèdes nécessaires pour assister et secourir les femmes. Dédié à Monsieur de La Chambre, {h} conseiller du roi en ses Conseils, et son médecin ordinaire… ; {i}

  • La Méthode générale de guérir les fièvres. Composée en latin par Messire Jean Fernel, {e} traduite en français… Dédié à Monsieur d’Orgeval, {j} Conseiller du roi en ses Conseils d’État et privé, et maître des requêtes ordinaires de son Hôtel. {k}


    1. Charles Guillemeau, v. note [5], lettre 3.

    2. Paris, Gervais Clousier, 1650, in‑8o de 352 pages.

    3. V. note [26], lettre 117.

    4. Ibid. et id. 1650, in‑12 de 184 pages.

    5. V. note [1], lettre 36.

    6. Ibid. Jean Guignard, 1655, in‑4o de 773 pages, dédié à Nicolas Fouquet.

    7. ibid. Cardin et Augustin Besongne, 1668, in‑4o, in‑8o de 536 pages ; première édition à Paris, Cardin Besongne, 1655. Les « Figures des poids et mesures en médecine », avec leurs symboles et abréviations, sont réunies à la fin dans une courte table.

    8. Marin Cureau de La Chambre, v. note [23], lettre 226.

    9. Paris, Cardin Besongne, 1655, in‑8o de 93 pages.

    10. Geoffroy Luillier d’Orgeval, v. note [8], lettre 459.

    11. Ibid. Jean Guignard, 1655, in‑8o de 95 pages.

V. infra note [8] pour la plus mémorable contribution de Saint-Germain à l’histoire de la médecine française au xviie s.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Charles Spon, le 16 novembre 1655. Note 4

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(Consulté le 29.11.2022)

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