À André Falconet, le 29 décembre 1660
Note [8]

Johann Heinrich Meibomius (Helmstedt 1590-Lübeck 1655) était fils du philologue et historien Heinrich Meibom ou Meybaum (1555-1625). Johann Heinrich avait commencé ses études médicales à l’Université de sa ville natale, les continua à Wittemberg et à Leipzig, voyagea ensuite en France et en Italie, revint enfin à Bâle où il se fit recevoir docteur en 1619. Nommé en professeur de médecine à l’Université d’Helmstedt, il abandonna sa chaire en 1625 à cause de la guerre et se retira à Lübeck où il devint médecin du prince-évêque et médecin pensionné de la ville. Éloy précise que :

« ce fut là qu’il mourut le 16 mai 1655. Meibomius ne s’occupa presque que de l’histoire sur la fin de sa vie ; il s’attacha particulièrement à celle de la médecine, sur laquelle il laissa à son fils un manuscrit intitulé De Vitis medicorum usque ad sæculum xv, {a} mais cet ouvrage n’a point été imprimé »


  1. « Les vies des médecins jusqu’au xve s. » : v. la biographie d’Heinrich Meibomius, fils de Johann Heinrich et correspondant de Guy Patin, et la note [7], lettre latine 239.

Patin se souvenait aussi du :

Hippocratis magni orkoc, {a} sive iusiurandum recensitum, et libro commentario illustratum, a Joanne Henrico Meibomio.

[Le Serment du grand Hippocrate, que Johann Heinrich Meibomius a restauré et éclairé d’un commentaire libre]. {b}


  1. Sic pour ορκος.

  2. Leyde, Jacobus Lauwiickius, 1643, in‑4o de 228 pages divisées en 22 chapitres, avec le texte grec et latin du Serment (pages †† ro‑††2 ro).

    Meibomius n’y retrace malheureusement pas l’histoire académique du Serment d’Hippocrate, que certaines universités allemandes ont commencé à faire prêter aux médecins qu’elles graduaient vers le milieu du xvie s. La plupart des facultés françaises (dont Montpellier semble avoir été la première) ne se sont mises à adopter cette coutume qu’à partir du xixe s.

    V. note [13], lettre 22, pour les trois articles du serment que prêtaient les docteurs de la Faculté de médecine de Paris au xviie s., qui n’avait rien d’hippocratique, et se limitait à trois points de pure discipline.

V. note [2], lettre latine 155, pour le livre de Meibomius qui rencontra le plus grand et durable succès : son traité De flagrorum Usu in re veneria et lumborum renumque officio… [L’Emploi de la flagellation dans la relation amoureuse, et du fonctionnement des reins et des lombes…] (Leyde, 1643, pour la première de nombreuses éditions et traductions).

Imprimer cette note
Citer cette note

x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 29 décembre 1660. Note 8

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0660&cln=8

(Consulté le 15.08.2022)

Licence Creative Commons