À Claude I Belin, le 20 avril 1630
Note [a]

Ms BnF no 9358, fo 4 portant le titre Lettres de feu M. Guy Patin, doyen de l’Université et professeur en médecine au Collège royal de Paris, lettre i à M. B., D.M., D.T. [M. Belin, docteur en médecine, demeurant à Troyes] ; Triaire no i (pages 3‑5) ; Reveillé-Parise no i (tome i, pages 1‑2).

Le manuscrit de la BnF s’ouvre (fo 4) sur cette courte annonce au lecteur, « Ce recueil a appartenu à M. Claude Brossette avocat aux Cours de Lyon et ancien échevin, qui lui a été donné par Antoine Briasson, libraire, en 1695. », placée en regard du portrait gravé de Guy Patin, fait en 1670 par Antoine Masson (le même qui accueille les lecteurs de la présente édition électronique de sa Correspondance).

Le fo 2 est un grand portrait gravé de son fils Charles, en compagnie de son épouse, née Madelein Hommetz, et de ses deux filles, intitulé Familia Caroli Patini,/ a Nat. Iouvenet picta Patavii, 1684 [Famille de Charles Patin,/ fait en 1684 par Noël Jouvenet, peintre de Padoue]. On y voit de gauche à droite : la fille cadette, Gabrielle-Charlotte, debout, tenant un globe céleste dans la main droite ; Charles Patin, assis ; son épouse, debout, tenant le bras droit sur l’épaule gauche de son mari, et un portrait de Guy Patin dans la main droite ; la fille aînée, Charlotte-Catherine, assise, tenant sur les genoux un livre ouvert (v. notes [32], lettre 146, pour Charles Patin et sa famille, et [175] des Déboires de Carolus, pour ses deux filles).

L’adresse de cette première lettre est « À Monsieur/ Monsieur Belin,/ Docteur en médecine à Troyes ». Le doublement emphatique du mot Monsieur était alors ordinaire dans les suscriptions de lettres : à Monsieur N. est une simple déférence ; à Monsieur, Monsieur N. est une déférence double. On le retrouve dans toutes les adresses écrites de la main de Patin.

Cette première lettre du recueil est la seule qui soit adressée à Claude i Belin, l’aïeul, que les précédents éditeurs, à l’exception de Finot, ont ici confondu avec son fils, Claude ii, destinataire de la lettre suivante et de bien d’autres (v. la biographie des Belin et la note no [5], lettre 2) ; Claude i Belin, alors âgé de 81 ans, devait être très affaibli et incapable de répondre à Patin ; il allait mourir le 8 juin suivant (v. note [5], lettre 4). Les transcripteurs des anciennes éditions ont surchargé les lettres mansucrites d’annotations que nous n’avons pas jugé utile de prendre en compte.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude I Belin, le 20 avril 1630. Note a

Adresse permanente : //www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=0001&cln=a

(Consulté le 20.01.2021)

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