L. latine 424.  >
À Johann Daniel Horst,
le 27 mars 1667

[Ms BIU Santé no 2007, fo 214 vo | LAT | IMG]

Au très distingué M. Johann Daniel Horst, à Francfort. [a][1]

Je vous dois d’immenses remerciements pour votre lettre du 13e de février ; j’en ai reçu une autre de votre fils et en voici la réponse. [1][2] Je me suis entretenu avec M. Sebastian Switzer, [3] mais il a nié avoir reçu quelque paquet à me faire parvenir de la part de M. Schönwetter ; [4] quoi qu’il en soit, j’attendrai patiemment que tout cela m’arrive, Dieu aidant, après que les deux pestes se seront enfin éteintes. [2][5][6] Je vous remercie de ce que vous avez remis pour moi à M. Le Blond, [7] je ne le connais pas et ne l’ai pas encore vu. On prépare en Hollande une nouvelle édition du livre de mon Carolus, je vous en parlerai plus tard. [3][8] Vale.

De Paris le 27e de mars 1667.

Vôtre de tout cœur, G.P.


a.

Brouillon autographe d’une lettre que Guy Patin a écrite à Johann Daniel Horst, ms BIU Santé no 2007, fo 214 vo.

1.

Guy Patin n’a pas conservé le brouillon de cette lettre à Georg Horst, qu’il insérait dans celle qu’il écrivait alors à son père. Non sans une probable hypocrisie (car il tenait Georg en piètre estime), Patin devait y congratuler son ancien étudiant pour sa thèse doctorale de médecine soutenue à Bâle le 25 octobre 1665 (v. note [1], lettre latine 421).

2.

Après Londres et Calais en 1665-1666, la peste avait commencé à sévir dans les Flandres et à Bâle. Guy Patin la pensait responsable du retard que prenait à lui arriver son paquet expédié par Johann Baptist Schönwetter, libraire de Francfort (v. notule {b}, note [3], lettre latine 380).

3.

Probable réédition des Familiæ Romanæ [Familles romaines] de Charles Patin (Paris, 1663, v. note [11], lettre 736), mais qui ne vit jamais le jour, sans doute en raison des graves ennuis judiciaires et politiques que son auteur allait connaître au cours de l’année 1667 (v. les Déboires de Carolus). Toujours est-il que son père n’en a jamais reparlé dans ses lettres.

V. note [28] de l’Autobiographie de Charles Patin pour mes spéculations sur les Le Blond, marchands de Paris.

s.

Ms BIU Santé no 2007, fo 214 vo.

Cl. viro Io. Dan. Horstio, Francofurtum.

Immensas ago Tibi gratias pro tua 13. Febr. et alteram accepi Filij tui, cui ecce
responsum mitto. Egi cum SebD. Seb. Switzero, sed negavit se quidquam accepisse
à D. Schonwettero, mihi transmittendum : suam quidquid sit, patienter expectabo
singula, quæ tandem extincta utraque peste, ad nos devenient, si Deus voluerit.
Gratias ago pro ijs quæ tradita sunt D. Le Blond, quem non novi, nondum vidi.
Nova editio paratur libri Caroli mei in Hollandia, de quo posthac. Vale. Parisijs, 27.
Martij, 1667.

Tuus ex animo, G.P.


Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johann Daniel Horst, le 27 mars 1667

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(Consulté le 24/04/2024)

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