À André Falconet, le 13 janvier 1655
Note [2]

Noël Falconet (Lyon 16 novembre 1644-Paris 1733) était le fils puîné d’André ; ses frères aîné et cadet (prénoms inconnus) sont mentionnés dans les lettres (v. note [6], lettre 674).

En 1658, son père allait l’envoyer étudier à Paris, en le confiant aux soins de Guy Patin qui le logea chez lui et surveilla ses progrès jusqu’en 1662.

Le 8 août 1660, Noël acheva ses études de collège en soutenant une thèse de philosophie. Ainsi devenu maître ès arts, il prit son inscription à la Faculté de médecine pour deux ans ; il partit ensuite prendre ses degrés à Montpellier : baccalauréat, le 2 décembre 1662, licence le 15 mai, puis doctorat le 18 juin 1663.

Muni de ce diplôme, il se fixa à Lyon auprès de son père qui le fit admettre au Collège des médecins en 1664, puis agréger en 1666. Douze ans après, en 1678, Louis de Lorraine, comte d’Armagnac et grand écuyer de la Couronne, lui procura la place de médecin des écuries du roi, ce qui le mit dans la nécessité de venir s’établir à Paris. Devenu médecin du maréchal de Villeroy (Nicolas de Neuville) et de sa famille, Noël suivit noblement et de plein gré son protecteur dans sa disgrâce en 1722, abandonnant la cour pour s’en retourner à Lyon. Il a publié : Nouvelle et infaillible méthode de M. de Lucque,… sur la maladie de Madame l’intendante, examinée et réfutée par Falconet le fils… selon la doctrine d’Hippocrate et de Galien,… avec plusieurs lettres curieuses… et quelques remarques sur l’or prétendu potable (sans lieu ni date, in‑4o), diatribe contre un de ses confrères ; Système des fièvres et des crises, selon la doctrine d’Hippocrate, des fébrifuges, des vapeurs, de la goutte, de la peste, et singularités importantes sur la petite vérole. De l’éducation des enfants, de l’abus de la bouillie (Paris, Coustelier, 1723, in‑12o ; la préface est transcrite dans Noël Falconet, 60 ans après) (O. in Panckoucke, Éloy et Dulieu).

V. note [36] de l’annexe sur le manuscrit no 2007 de la Bibliothèque interuniversitaire de santé pour Camille Falconet (1671-1762), fils de Noël.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À André Falconet, le 13 janvier 1655. Note 2

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(Consulté le 25.09.2020)

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