À Johannes Antonides Vander Linden, le 1er novembre 1663
Note [3]

Guy Patin était très ami et même parent éloigné, par alliance, des Leschassier, dont il soignait la famille : v. notes [14] et [16], lettre 190, pour Christophe et son épouse Marguerite, née Miron, et [5], lettre 871, pour leur fils Robert et son second mariage, en 1666, avec Anne Brayer. En 1661, il avait épousé en premières noces Marie-Françoise Loisel, fille d’Antoine Loisel, conseiller au Parlement et probable fils du jurisconsulte de même nom (v. note [3], lettre 91).

La variole pestilentielle (variolæ pestilentes) était une forme maligne de la variole, dont la présentation s’apparentait à celle de la peste. Le long article de Fodère sur les fièvres pestilentielles (in Panckoucke) commence par cette définition :

« Fièvres qui ressemblent beaucoup à la peste {a} par leurs ravages, excepté qu’elles sont plus fréquentes et un peu moins meurtrières, et qu’elles n’ont pas nécessairement une origine étrangère ; qu’elles peuvent être épidémiques sans contagion, ou présenter ces deux caractères à la fois ; qu’elles peuvent être avec ou sans exanthème, {b} tels que pétéchies, pourpre, miliaire, etc., mais non avec des bubons et charbons déterminés, lesquels, s’ils se présentent, offrent les mêmes résultats que la peste proprement dite ; avec cette différence enfin, que la peste peut se manifester sans fièvre […] et que dans les maladies pestilentielles il y a toujours fièvre, qui peut être de la plus grande malignité, sans la peste. » {c}


  1. V. note [1], lettre 5.

  2. Éruption cutanée, v. note [6] de la Consultation 19.

  3. Peste mise à part.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johannes Antonides Vander Linden, le 1er novembre 1663. Note 3

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(Consulté le 28.09.2020)

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