À Sebastian Scheffer, le 16 février 1669
Note [6]

Il s’agissait du contenu du premier des deux tonnelets décrits dans la note [1] de la lettre à Sebastian Scheffer, datée du 3 novembre 1667. Guy Patin avait donc enfin en mains les Opuscula medica [Opuscules médicaux] de Caspar Hofmann édités par Sebastian Scheffer (Francfort, 1667, v. note [14], lettre 150), où étaient la réédition de ses deux livres de Medicamentis officinalibus [Médicaments officinaux] et les premières éditions de ses traités de Calido innato et Spiritibus [la Chaleur innée et les Esprits] et de Partibus similaribus [les Parties similaires (du corps humain, v. note [7], lettre 270)].

Patin se tirait plutôt à bon compte du procès que le syndicat des imprimeurs parisiens avait engagé contre lui pour trafic illicite de livres (commis à son insu, v. note [3], lettre latine 432), après la saisie des 50 exemplaires des Opuscula d’Hofmann, le 24 juillet 1667, au Collège royal (v. note [2], lettre latine 434). Un arrangement venait de conclure l’affaire : confiscation, au profit des libraires, de la moitié des ouvrages saisis.

Cete procédure était distincte de celle dont la sentence, prononcée le 14 août 1668 (v. note [130] des Déboires de Carolus), avait été beaucoup plus sévère pour Charles Patin ; mais les chefs d’accusation étaient autrement sérieux à son encontre puisqu’ils ressortissaient au crime de lèse-majesté.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Sebastian Scheffer, le 16 février 1669. Note 6

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1498&cln=6

(Consulté le 02.12.2022)

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