À Johannes Antonides Vander Linden, le 19 novembre 1655, note 12.
Note [12]

Johannes Freitag ou Freijtag (Johannes Freitagius ; Wesel 1581-Groningue 1641), professeur de médecine à Groningue de 1631 à sa mort :

Oratio panegyrica de persona et officio Pharmacopæi et Pharmacopolio rite recteque instruendo, habita a Iohanne Freitagio M.D. in Incluta Illustrium Groningæ et Omlandiæ Ordinum Academia Professore P. cum publica solemnitate summum Recturæ Academicæ munus novo Rectori resignaret, ipso Academiæ natali qui est 23. Augusti anno 1633.

[Discours panégyrique sur le rôle et la fonction du pharmacien et sur la manière dont il faut convenablement et justement organiser une pharmacie, prononcé par Johannes Freitag, docteur en médecine, professeur public en la célèbre Université des illustres Ordres de Groningue et Ommelanden, quand, lors d’une célébration officielle, il abandonna à un nouveau recteur la charge suprême du rectorat universitaire, le 23 août 1633, {a} jour anniversaire de l’Université]. {b}


  1. Lors de sa création, le 23 août 1614, par l’Assemblée régionale de Groningue (v. note [6], lettre 365) et des Ommelanden, cette université comptait quatre facultés : théologie calviniste, droit, médecine et philosophie.

  2. Groningue, Johann Sas, 1633, in‑4o : discours adressé à Magnifici nobilissimi Dn. Curatores, illustrium Ordinum proceres, Ephori et Mecænates nostri munificentissimi : reverendi Clariss. consultissimi et spectabilissimi viri ; tuque nobilis et litteratæ juventis corona florentissima [MM. les éminents et très nobles administrateurs et présidents des illustres Ordres, nos très munificents éphores (hauts magistrats) et mécènes, hommes vénérables, très brillants et respectables ; et toi, couronne très fleurissante de la noble et instruite jeunesse] ; Freitag y soumet 19 leges [règles] pour mieux contrôler l’activité et réprimer les abus des pharmaciens.

    Guy Patin a cherché ce livre avec acharnement sans jamais parvenir à l’obtenir (du moins jusqu’en 1665, v. note [1], lettre latine 349).


Médecin rétrograde et dogmatique strict, Freitag a aussi publié :

  • Poemata Juvenilia [Poèmes de jeunesse] (Francfort, 1616, in‑4o) ;

  • Noctes Medicae, sive de abusu Medicinae tractatus [Nuits médicales, ou traité sur l’abus de la médecine] (Francfort, 1616, in‑4o), dont on trouve le Discursus de unguento armario [Discours sur l’onguent hopliatrique] dans le Theatrum sympatheticum auctum… [Amphithéâtre sympathique augmenté…, v. note [28] d’Une thèse de Guy Patin : « L’homme n’est que maladie » (1643)] (Nuremberg, 1662, pages 609‑612) ;

  • De sanitatis et morborum natura dissertatio perspicua [Claire dissertation sur la nature de la santé et des maladies] (Francfort, 1616, in‑4o) ;

  • Aurora Medicorum Galeno-Chimicorum ; seu de recta purgandi methodo, e priscæ sapientiæ decreti postliminio in lucem reducta [L’Aurore des médecins galéno-chimiques (v. note [10] de la lettre de Julien Bineteau, datée du er octobre 1651), ou de la juste méthode pour purger, ramenée à la lumière par le rétablissement du dogme de l’ancienne sagesse] (Francfort, 1630, in‑4o) ;

  • Disputatio medica de morbis substantiæ et cognatis quæstionibus, contra hujus temporis Novatores et Paradoxologos [Discussion médicale sur les maladies de la substance (maladies internes) et sur des questions apparentées, contre les novateurs et les extravagants de notre époque] (Groningue, 1632, in‑12) ;

  • Disputatio medica Calidi innati essentiam, juxta veteris Medicinae et Philosophiae decreta, explicans ; opposita Neotericorum et Novatorum paradoxis [Discussion médicale expliquant l’essence de la chaleur innée suivant les dogmes de la médecine et de la philosophie ancienne, opposée aux extravagances des modernes et des novateurs] (Groningue, 1632, in‑8o) ;

  • un livre De Opii natura, et medicamentis opiatis… [Sur la nature de l’Opium et sur les médicaments opiacés…] (Groningue, 1632, et Liepzig, 1635, v. note [15] de la Leçon de Guy Patin sur le laudanum et l’opium) ;

  • Consilium in Catarrho calido. Et morbi cujusdam particularis historia [Consultation sur le catarrhe chaud, et Observation d’une maladie particulière] (Groningue, 1632, in‑8o) ;

  • Disputatio medico-philosophica de formarum origine, adversus venerandae antiquitati repugnantem Neotericorum doctrinam exhibita [Discussion médico-philosophique sur l’origine des formes, prononcée contre la doctrine des auteurs modernes qui répugne à vénérer l’ancien savoir] (Groningue, 1633, in‑8o) ;

  • Detectio et solida refutatio novæ sectæ Sennerto-Paracelsicæ… [Mise au jour et solide réfutation de la nouvelle secte sennerto-paracelsiste…] (Amsterdam, 1637, v. note [37], lettre 197) ;

  • le Consilium vi dans l’appendice du traité De Calculo… de Jan van Beverwijk (Leyde, 1638, pages 295‑298 ; v. note [11], lettre 72).

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Correspondance complète de Guy Patin et autres écrits, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johannes Antonides Vander Linden, le 19 novembre 1655, note 12.

Adresse permanente : https://www.biusante.parisdescartes.fr/patin/?do=pg&let=1076&cln=12

(Consulté le 23/04/2024)

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