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Borboniana 8 manuscrit
Note [13]

Le Borboniana citait ici sept des douze enfants (six garçons et six filles), outre quatre morts en bas âge, nés du mariage de Pierre i Séguier (v. supra note [12]) avec Louise Boudet (morte en 1594). La Prosopographie des gens du Parlement de Paris (Popoff, no 150) m’a permis de vérifier et de compléter leur identité et leur descendance éventuelle. Il y manque cinq filles : Madeleine, épouse de Claude Hennequin, maître des requêtes ; Catherine, épouse de Claude Malon, greffier criminel du Parlement de Paris ; Élisabeth, épouse (en premières noces) de Jean Boudet, conseiller au Parlement ; Marguerite et Marie, religieuses au couvent de Longchamp.

  1. François, seigneur de Sorel, etc., fut reçu conseiller en 1564, maître des requêtes en 1567, puis président aux Enquêtes en 1570. Il mourut deux ans plus tard, « ne laissant qu’un fils, mort jeune le 15 décembre 1591 ».

    Le Borboniana diverge ici de Popoff en déclarant François « père de M. de Soret », personnage qui devait être encore en vie au moment de sa rédaction (1638). Cela me semble ne pouvoir s’expliquer qu’en admettant une double erreur du manuscrit : Soret pour « Sorel », et père pour « oncle » ; ce qui mène au titulaire de la seigneurie de Sorel en 1638, c’est-à-dire Pierre iii Séguier, fils de Pierre ii (qui suit).

  2. Pierre ii, seigneur de Sorel à la mort (1591) du fils de son frère aîné (François qui précède), était aussi marquis d’O. Il fut reçu conseiller en 1568, maître des requêtes et lieutenant civil du Châtelet en 1572 (en succession de Gabriel ii Miron, v. note [9], lettre 82), et enfin président au mortier en survivance (1576), puis en succession (1578) de son père, Pierre i. Pierre ii mourut en 1602 (selon Popoff) ou 1603 (selon le Borboniana).

    • Son plus jeune fils, Pierre iii, seigneur de Sorel à la suite de son père, conseiller au Parlement en 1602, puis maître des requêtes, quitta ensuite « la profession de la robe pour celle de l’épée » et mourut en 1638 (comme il est dit plus haut). Sa fille unique, Marie, devint duchesse de Luynes (v. note [8], lettre 273).

    • V. note [19], lettre 464, pour Louis ii, fils puîné de Pierre ii, qui fut prévôt de Paris de 1611 à 1653.

  3. Jérôme ii, sieur de Drancy, grand maître général des Eaux et forêts de France, chevalier de l’Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, ne laissa qu’un fils prénommé Tanneguy, conseiller au Parlement en 1615, maître des requêtes en 1628, puis président au mortier en 1633. Il mourut en 1642, âgé de 54 ans ; v. seconde notule {a}, note [8], lettre 333, pour son fils unique, Pierre v, prévôt de Paris (1653-1669).

  4. Louis i, conseiller clerc (1573) puis président (1597) aux Enquêtes, doyen du chapitre de Notre-Dame de Paris en 1575, mourut en 1610, âgé de 60 ans, après avoir refusé l’évêché de Laon.

  5. Antoine, seigneur de Villiers et de Fourqueux, fut reçu conseiller au Parlement sous le règne de Charles ix, maître des requêtes en 1577, lieutenant civil du Châtelet en 1580, conseiller d’État ordinaire en 1586, avocat général en 1587, président au mortier en 1597, ambassadeur à Venise en 1598. Il mourut célibataire en 1624 après s’être démis de sa présidence au mortier en faveur de son neveu, Pierre iv.

    Le Testament de feu messire Antoine Séguier, vivant chevalier, conseiller du roi en ses conseils d’État et privé, et second président en sa Cour de Parlement à Paris (sans lieu ni nom ni date, in‑8o de 23 pages) est daté du 17 mai 1624 et « suivi d’un codicille en date du 20 mai, relatif à l’hôpital de la Miséricorde, situé à Paris, au faubourg Saint-Marcel » ; une copie manuscrite est disponible sur Gallica : Recueil des testaments de différents personnages (1501-1700), fos 217 ro‑228 ro. En 1622, Antoine Séguier avait fondé dans le faubourg Saint-Marcel (ou Marceau, v. note [3], lettre 211) un hospice charitable qui portait le nom d’Hôpital des cent filles orphelines de Notre-Dame de la Miséricorde de Jésus. Il a été supprimé en 1790, puis rasé dans les années 1820.

  6. Jean, seigneur d’Autry en Berry, avocat puis conseiller au Parlement, fut maître des requêtes en 1580, lieutenant civil en 1586, mourut de la peste en 1600 dans cette charge. V. note [9], lettre 211, pour François ii Miron qui lui succéda.

    Pierre iv, le fils aîné de Jean, devint chancelier de France en 1635 (v. supra note [12]), et son cadet, Dominique, fut nommé évêque d’Auxerre en 1631, puis de Meaux en 1637 (v. note [22], lettre 564).

  7. Louise épousa Claude de Bérulle, conseiller au Parlement reçu en 1567 (v. la fin de la note [43] du Borboniana 6 manuscrit), se fit carmélite après la mort de son mari, ayant donné naissance à quatre enfants, dont l’aîné, venu au monde en 1575, devint le cardinal Pierre de Bérulle (v. note [10], lettre 205).

V. note [36] du Patiniana I‑3 pour les vers de Dominicus Baudius contre tres juris perversores [trois corrupteurs du droit] identifiés comme étant trois des fils de Pierre i Séguier : Louis i (4 supra), Antoine (5) et Jean (6).

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – Autres écrits : Ana de Guy Patin :
Borboniana 8 manuscrit. Note 13

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(Consulté le 21.06.2021)

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