À Claude II Belin, le 15 mai 1643
Note [9]

V. note [4], lettre 77, pour ces vers de Robert ii Miron.

Grande famille de bourgeois parisiens originaires de Catalogne (leur nom premier avait été Miro), les Miron se sont illustrés dans la médecine et la magistrature. Quatre générations se sont succédé pendant un siècle pour surveiller la santé des rois et reines de France à partir de la fin du xve s. :

  1. Gabriel i, professeur de médecine à Montpellier, et son frère François i sous Charles viii ;

  2. Gabriel ii (Gabriel dans notre édition, v. note [8] des pièces liminaires du Traité de la conservation de santé), fils de François i, sous Louis xii et François ier ;

  3. François ii (François i dans notre édition, v. note [6], lettre 993), fils de Gabriel ii, sous Henri ii, François ii et Charles ix ;

  4. et enfin Marc (v. note [6], lettre 550), fils de François ii, sous Henri iii.

Les magistrats étaient ensuite apparus pour occuper des charges telles que conseiller au Parlement de Paris, prévôt des marchands ou lieutenant civil (Michaud et J.‑M. Constant in D.G.S.).

Guy Patin était leur médecin depuis 1628 et leur était apparenté par sa belle-mère, Catherine de Janson, née Lestourneau (v. note [9], lettre 10).

Robert ii (Paris vers 1605-ibid. 5 juillet 1652), fils de Robert i (v. note [20], lettre 180), avait été correcteur puis maître de la Chambre des comptes, devenu maître d’hôtel du roi. Il joua un rôle important pendant les journées des barricades de 1648 en qualité de colonel du quartier Saint-Germain-l’Auxerrois (reçu en 1641). Très lié au coadjuteur (Gondi, futur cardinal de Retz) et frondeur convaincu, Robert ii mourut sur les marches de l’Hôtel de Ville le 4 juillet 1652 (v. note [3], lettre 292). Il fut le voisin de Guy Patin (place du Chevalier du Guet) à partir de janvier 1651.

V. note [28], lettre latine 4, pour Jacques Miron, conseiller en la Cour des aides et frère aîné de Robert ii, avec les circonstances de sa mort, survenue en 1639.

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x Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Claude II Belin, le 15 mai 1643. Note 9

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(Consulté le 27.09.2020)

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