L. latine 251.  >
À Johann Georg Volckamer,
le 12 juillet 1663

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[Ms BIU Santé 2007, fo 148 ro | LAT | IMG]

Au très distingué M. Johann Georg Volckamer, à Nuremberg.

Très distingué Monsieur, [a][1]

Je vous écris enfin pour ne pas m’acquérir mauvaise réputation auprès de vous et vous donner avis que M. Nicolas Picques [2] m’a récemment remis votre paquet bien emballé. J’y ai trouvé tout ce qu’il y avait dans votre liste, à l’exception du Cupressus funereus du très distingué M. Dilherr. [3] Je ne sais par quel hasard il n’y est pas ; peut-être l’avez-vous oublié par distraction, tandis que vous aviez l’esprit occupé à autre chose. Je vous prie de réparer cette perte par l’achat et l’envoi d’un autre exemplaire. Je salue son très distingué auteur et le remercie beaucoup pour le livre des Electi ; [1] ainsi que M. Richter pour les Epistolæ de son très illustre père. [4][5] Quand je serai moins occupé, je lui écrirai pour l’action de grâces que je lui dois ; mais en attendant, vous annoncerez à ce très distingué Monsieur que M. Claude Sarrau, conseiller au Parlement de Paris, [6] excellent et très savant homme, est mort ici en l’an 1652, la veille de la Pentecôte, d’une fièvre et d’une triple dose de vin préparé, pour ne pas dire empoisonné avec de l’antimoine, [7] que lui avaient fait prendre deux médecins calvinistes en qui il avait trop confiance. Je le connaissais très bien et il était fort mon ami. [2][8] Charles Spon, médecin de Lyon, [9] a depuis longtemps reçu le livre de portraits qui vous est destiné ; il devait vous l’envoyer et j’espère que vous le recevrez bientôt, si vous ne l’avez déjà reçu ; [3] tout comme le second paquet que M. Picques doit vous porter. Par votre lettre datée du 20e d’avril, j’apprends que vous me préparez un autre colis, je souhaite que de bons augures l’accompagnent. J’ai depuis longtemps entendu ce que vous dites du Pétrone complet qu’on a trouvé en Dalmatie ; [10] mais Dieu veuille qu’il ne soit pas fictif. [4] J’ai deux décades des Orationes de Richter ; s’il y en a d’autres, envoyez-les-moi, je vous prie. Je prise fort ce genre d’opuscules académiques, discours, lettres et thèses ou disputations, curieux et savants. Vous m’avez gratifié d’un très grand présent quand vous m’avez envoyé la thèse du très distingué Conring de Scorbuto[5][11] et la thèse de Christoph Nicolaï de Hoplochrismate, contre Paracelse. [6][12][13][14] N’est-ce pas celui qui est récemment mort chez vous d’une apoplexie ? si c’est ainsi, je prie bien pour son âme.

[Ms BIU Santé 2007, fo 148 vo | LAT | IMG]

M. Felwinger n’a-t-il pas publié une Metaphysica ? [7][15][16][17] si elle est en vente, achetez-la-moi, s’il vous plaît, et envoyez-la-moi. Qu’est-ce qu’a écrit Kristen contre Johann Agricola ? [8][18][19] Si ces deux livres étaient rédigés en latin, je voudrais que vous me les achetiez. Je ne recherche aucun livre écrit en allemand, mais j’en ai récemment reçu quatre de vous, dont je n’ai pas besoin, sur les Apophthegmes de la nation germanique, etc. À la page 4 de la thèse de M. Nicolaï sur l’hoplochrisme, qui est ce Dan. Clasen, auteur d’un Commentarius in Plutarchi Symposio ? [9][20][21] Ne puis-je pas l’avoir s’il est en latin ? Je vous en rembourserai très simplement la dépense. Je vous en dis autant pour les livres de Tidicæus de Theriaca[22][23] et de Laurentius Forerus de Viridario philosophico[10][24] Dans cette même thèse, page 13, qui est ce Mart. Biermann in Oratione de magicis actionibus, etc.[11][25] et cet autre Petrus Holtzemius de Essentia hellebori ? [12][26] ainsi qu’Abd. Trem dans sa Disputatio physica circulationis[13] Laurentius Forerus dans sa Disputatio de Magnete[14] le Memorabilium et le Chrysoscopion de Caspar Amthor, le Nymanni Oratio de Imaginatione[15][27][28] les Saturnalia de Francesco Pona, [16][29][30] la Disputatio de sanguine de Christoph. Nic., [17] les Dissertationes physicæ medicæ, etc. de Tobias Tandler, Wittemberg, 1613, in‑8o[18][31] Tous ces titres sont cités dans cette thèse de M. Nicolaï de Hoplochrismate[6] et je recommande chacun d’eux à votre bon vouloir. Portez-vous bien, très distingué Monsieur, et aimez-moi.

Votre G.P.

De Paris, le 12e de juillet 1663.


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× Correspondance complète et autres écrits de Guy Patin, édités par Loïc Capron. – Paris : Bibliothèque interuniversitaire de santé, 2018. – À Johann Georg Volckamer, le 12 juillet 1663

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(Consulté le 17.10.2019)